Qu'avez-vous fait de moi ?

Erwan LARHER

Michalon, 2010



Le narrateur, Léopold, est un jeune homme qui vit dans une réalité fantasmée. Rêves de célébrité, de réussite sociale et de reconnaissance de son talent d'écrivain.
Malheureusement pour lui, la réalité est assez différente : son CDD vient de se terminer et n'est pas renouvelé, il se retrouve au chômage et c'est le début de la déchéance. Il s'accroche à ses rêves de succès mais rien n'y fait : pas de boulot, ses rares amis le délaissent et sa mythomanie ne l'aide en rien.
Richard, un de ses vieux amis de fac, a lui aussi des problèmes : il a dérobé des informations à une société secrète et il cherche à leur échapper assez longtemps pour pouvoir les utiliser. Il va essayer à plusieurs reprises de revoir Léopold pour lui demander son aide mais les hommes de main de l'organisation veillent et il ne leur échappe chaque fois que d'un cheveu.

Pendant une grande partie du livre, on se demande quelle peut être la finalité de cette organisation, quel genre d'informations peuvent justifier cette chasse à l'homme et quels sont les objectifs des agents de la sécurité du territoire qui harcèlent Léopold.
Tout prend forme lorsqu'il est recruté par l'organisation et qu'il mène enfin une vie conforme à ses rêves. Mais le rêve a vite un goût de cendres et de sang. Les incidents se multiplient. Il devient impossible de faire le tri entre les bons et les méchants.
La fin se précipite avec la rencontre de Richard et Léopold et la révélation du véritable objectif de l'organisation secrète : meurtres en série maquillés en accident, mensonges et dissimulation, Léopold arrivera-t-il à survivre et à faire éclater la vérité ?

Léopold n'est pas le genre de héros auquel on s'attache rapidement. Sa mythomanie le rend assez antipathique mais on a quand même un peu pitié de lui tant il est un pur produit de notre époque : bardé de diplômes inutiles ou presque et rêvant à une vie de star comme nous en présentent les médias.
Le personnage ne me plaisait guère et j'ai failli lâcher le bouquin mais mon intérêt a vite été éveillé par Richard et le côté mystérieux de ses interventions. On devine que tout ça va se rejoindre mais on ne sait ni comment ni pourquoi.
Au final j'ai lu ce livre très rapidement, le rythme s'accélérant au fil des pages, il devient difficile de le lâcher passées les cent premières.

Benoit Furet

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