Une chance de trop

Harlan COBEN

Belfond, 2004
Traduit de l'anglais (USA). Première parution dans la langue originale en 2003.



La vie de Marc Seidman, chirurgien en pédiatrie réparatrice, bascule un matin dans sa cuisine où il reçoit deux balles de revolver. On le transfère à l'hôpital Saint Elizabeth où, après douze jours de coma, il se réveille pour apprendre que Monica, sa femme, est morte et sa fille Tara, en fait un bébé de quelques mois, disparue. Les kidnappeurs se manifestent et réclament deux millions de dollars contre la restitution de l'enfant. Marc verse la rançon et espère bien pouvoir récupérer sa fille, mais il a prévenu la police et l'opération capote lamentablement. L'enfant n'est pas rendue et le père désespéré décide de se lancer à sa recherche. Au péril de sa vie, avec l'aide d'un ancien agent du FBI qui fut son amour de jeunesse...

"Une chance de trop" est le troisième roman de Harlan Coben traduit en français. Rien de nouveau sous le soleil, bien au contraire ! En fait, il ne s'agit là que d'une simple variante des précédents livres d'un auteur américain qui semble toujours battre les mêmes ingrédients. Le narrateur de ses romans est toujours un homme banal à qui il arrive une histoire dramatique, tragique, complexe à souhait. Pour l'aspect politiquement correct de l'intrigue, le héros est un médecin pour enfants ou bien travaille dans l'humanitaire. L'intrigue sera rythmée, mouvementée, ménagera nombre de rebondissements. Il sera bien sûr question d'une belle histoire d'amour, sauce Barbara Cartland. Le tout amené par des phrases courtes, descriptives, une écriture cinématographique. Ce qui amène à dire que "Une chance de trop" est sans doute le livre de trop de Harlan Coben car ce gros ouvrage s'avère finalement insipide et sans surprise. C'est formaté, aseptisé, lassant à la longue ! L'auteur gagnerait vraiment à se renouveler. Quant au style et à l'écriture, certes simples et efficaces, le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne renouvellent en rien ceux des sempiternels best-sellers américains.

Au final, un roman décevant.

Olivier Gouello

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