L'enfer, le silence (Blacksad, T. 4)

Diaz CANALES, GUARNIDO

Dargaud, 2010



A la Nouvelle Orléans, Blacksad est engagé par un producteur de disques, Faust, pour retrouver Sébastien Fletcher, un pianiste de jazz...

La série Blacksad a tout de même glané quinze prix, dont celui d'Angoulême en 2004 : prix du public, mais aussi du meilleur dessin. Pas mal quand même ! La sortie du premier tome en 2000 avait surpris, notamment pour les têtes animalières portées par les personnages.

Blacksad, c'est du polar, ambiance années 50 à New York. John Blacksad est le détective privé, genre héros solitaire, racé et un brin mélancolique. Un personnage auquel le titre de ce nouvel album colle à la peau. Ce tome 4, c'est Blacksad, du bon Blacksad : un scénario qui se tient et un dessin toujours superbe. Pour rendre l'ambiance des boîtes de jazz, Guarnido, le dessinateur, a fait le voyage dont il a ramené plus de 1000 photos ! Ses couleurs sont un vrai régal et l'ambiance noire des années 50 est magnifiquement rendue. Mais Garnido sait aussi entraîner ses lecteurs dans des tourbillons de couleur du carnaval. A ce titre, les planches des pages 34 et 35 sont superbes. Les visages d'animaux sont enrichis de détails. Bref, le dessin et la couleur, c'est du grand !

Quant au scénario, il est bien monté et cache une jolie manipulation. Ce tome 4, dessin et scénario, un Blacksad qui ne dépareille aucunement des trois précédents et que ses fans vont encore adorer, à juste titre.

Mais cinq ans entre les tomes 3 et 4, alors là, Juanjo et Diaz, vous êtes durs. Il suffit de jeter un coup d'oeil au forum des fans angoissés !

Marc Suquet

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