Back to perdition

MARIE, VANDERS

Vents d'Ouest, 2010



En Australie, la jeune Angie vit dans une ferme de crocodiles. Secrètement, mais secrètement seulement, elle est amoureuse de Mayaw, un jeune aborigène.

On peut pas vraiment dire que le sujet soit original : on le trouve évoqué dans une pièce célèbre qui retrace la vie impossible, à Vérone, de deux amants originaires de familles rivales, et le tout date de 1590... Bon, ca vous dit probablement quelque chose !

Mais l'original, ici, est d'avoir transplanté la fameuse histoire de Roméo et Juliette en Australie et dans une ferme d'élevage de crocodiles. L'atmosphère y est lourde : de Connors, le père d'Angie, à son employé, Bruce, on ne porte pas franchement les "abos" dans son coeur ! Car ces gens-là savent distinguer les plantes des mauvaises herbes... Cool, non ? Un épisode de wet (la saison des pluies, quoi, mais c'est mieux de vraiment traduire les astérisques indiquées dans les cases) plombe carrément l'ambiance. Il pleut, il pleut.

Le dessin est à dominante noire, comme le climat qui règne sur l'album. La pluie semble omniprésente. La découpe des cases améliore le rythme des scènes, comme les pages 52 et 53 et la violence qui s'en dégage.

J'ai aimé cet album pour sa dureté, sa violence et l'atmosphère qui s'en dégage. Bien vu, les gars !

Marc Suquet

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