Le déchronologue

Stéphane BEAUVERGER

La Volte, 2009
389 pages. 18 euros



Deuxième moitié du XVIIème siècle. Dans les mers caraïbes, Henri Villon fait la course. Il combat les navires venus d'un autre temps, passé ou futur. Son vaisseau est armé de canons qui tirent des minutes, des secondes. Si ces courses sont intéressantes, ces trous du temps ramenent une manne miraculeuse : Les "maravillosas". Celles-ci éclairent, diffusent de la musique, ou diffusent de l'énergie à profusion.

Le capitaine Villon en fait commerce. Mais il veut s'en approprier l'origine, et ainsi avoir la main mise sur la fabrication de ses merveilles. Mais si le temps se détraque, il y a un autre danger qui rôde... un vaisseau invincible qui ne permet pas la riposte. Seuls les Noj Tepen semblent savoir d'où viennent les maravillosas, et ce que sont les tempêtes temporelles.

Un livre avec des chapitres qui ne se suivent pas. On pourrait penser à un jeu éditorial. Non. L'histoire de ce capitaine est racontée à travers divers épisodes de sa vie. François Beauverger réussit à ne pas nous perdre. Le résultat est cohérent. Ce livre mérite les honneurs pour son originalité. Abordé comme un roman maritime, avec des parties historiques, François Beauverger, glisse peu à peu vers la science-fiction. Il brosse des portraits authentiques. Henri Villon, Fefe de Dieppe et son patois, Molina le commerçant, ou encore Severe, dont on ne sait pas grand chose. A la lecture, on voyage sur les mers lointaines, on aborde les flibustiers, les intrigues, les guerres temporelles, des anachronismes si bien restitués qu'ils font partis du décor.

En résumé, un livre porté par le souffle de l'océan, écrit sous une plume dynamique, dont la présentation est parfaitement maîtrisée.

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