Flammagories, hommage à Nicholas Lens

COLLECTIF

Argemmios, 2010



Pas de résumé pour la mise en bouche de Flammagories. Comment vous donner envie de lire ce recueil de nouvelles ?

A chaque histoire, il y a un début. Celle-ci commence en musique. Celle de Nicholas Lens, compositeur belge. Vincent Corlaix et Olivier Gechter prennent le pari de réunir quatorze auteurs pour chacune des parties d'un requiem. Le requiem du feu, titré Flamma Flamma, est une oeuvre contemporaine baignée de multiples influences. Voix a capella, instruments électroniques, et orchestre. Entre folklore, musique moderne, musique religieuse, Nicholas Lens nous entraîne dans des mondes fascinants. Flamma Flamma est la première partie de la trilogie "Acacha chronicles". Il est écrit pour soprano, ténor, contre-ténor, mezzo-soprano, baryton, basse, récitant, petit choeur, choeur mixte, koto, orchestre de chambre et instruments traditionnels.

Sous la direction de Nathalie Dau, quatorze auteurs ont répondu présent. L'auteur devait citer un passage du livret (qui est en latin). La musique qui se marie avec des textes. Voilà un collectif qu'on voit (entend ?) rarement.

Chaque auteur a puisé en lui-même pour transcrire sa vision de la musique. Jean Milleman l'a fait en une nuit, Xavier Dollo a certainement écrit une de ses nouvelles les plus maîtrisées. Bruno Peeters a préfacé sous forme de biographie, analyse, résumé. On ne peut être insensible à ce requiem. Soit on déteste, soit on adore. Pour ma part, je reprendrais les mots de Bruno Peeters : "Immédiatement, la fascination s'exerce." En rendant hommage à Nicholas Lens, Flammagories permet de découvrir ou de lire avec plaisir les "transcriptions littéraires" des auteurs. L'ensemble - musique, livret, nouvelles - forme un collectif qui semble naturel. Une expérience à renouveler !

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