Sentinelles (La Zone, T. 1)

Rémy LANGLOIS, Bruno PRADELLE, Eric STALNER

Glénat, 2010



2067 : un tsunami a balayé la population il y a plus de quarante ans. Lawrence, un lettré, enseigne la lecture à la jeune Keira. Celle-ci lui vole une des dernières cartes du pays et s'enfuit avec deux complices. Lawrence se lance à leur poursuite à travers une région dévastée.

On est plongé dans une ambiance post-apocalyptique avec les ingrédients classiques du genre : un pays dévasté, une culture oubliée, des prises de pouvoir, un original mal vu des autres et qui n'a pas oublié la culture passée. On découvrira même l'arche de Noé, "la Bibliothèque", où 1 200 habitants vivent en autarcie, entourés de livres et pratiquant un strict contrôle des naissances. Bref, les incontournables du genre sont présents dans cet album.

Ce premier tome met en place l'histoire. Ca paraît évident, mais il faut toujours lire ces albums comme des introductions, l'essentiel étant à venir. Le bon signe, c'est qu'en refermant le livre, on a envie de connaître la suite. Il faudra bien sûr du consistant au scénario, la simple poursuite de la jeune Keira décrite dans ce premier tome, ne suffisant pas pour les albums suivants. On attend donc avec impatience ce consistant. Mais il y a des signes qui ne trompent pas : quelle est cette contamination qui transforme les habitants ? Qui sont les hommes en uniforme qui débarquent des hélicoptères et que veulent-ils ? Qui est la Winch Company qui a racheté le pays et que veut-elle exactement ?

Le dessin est agréable. Les deux coloristes Bruno Pradelle et Rémy Langlois participent bien à cette ambiance intéressante.  Quelques atmosphères de bibliothèques sont bien rendues, que ce soit au domicile de Lawrence (p. 5) ou dans la Bibliothèque (p. 51).

On trouvera ici la bande annonce de l'album. Et voici le blog d'Eric Stalner, un auteur prolifique avec une cinquantaine d'albums à son compte.

Vivement la suite !                                                                                                                                                     

Marc Suquet

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