Lulu femme nue, T. 2

Étienne DAVODEAU

Futuropolis, 2010



Lulu continue son escapade. Sans un sou pour manger ni dormir, elle rencontre Marthe, à qui elle cherche à piquer son sac. Cette dernière devient vite sa confidente, son amie, qui l'aide à terminer son histoire.

Je l'avoue, j'ai un faible pour Lulu femme nue. C'est d'abord un beau titre, illustrant la vie de cette femme qui n'a rien d'une héroïne, mais est bien plutôt une anonyme parmi tant d'autres. Elle va pourtant avoir l'audace de remettre en question son train-train quotidien, franchement pas joyeux, pour partir quelque temps réfléchir, respirer. Un coup de tête constructif et plein de courage, dans lequel elle n'hésite pas à se mettre à nu, en dévoilant ses questions, son manque de confiance et les multiples points d'interrogation qu'elle colle à son avenir.

On retrouve dans ce deuxième tome Lulu sur le bord de la route, qui fait du stop à la manière de quelqu'un qui n'en a jamais fait, gênée de demander ainsi de l'aide. Le récit est amené par sa fille qui raconte l'escapade maternelle lors d'un dîner.

Dans ce deuxième tome, c'est toujours l'humain qui prime. Un ton à la Ferré : "Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles à certaines heures pâles de la nuit, près d'une machine à sous, avec des problèmes d'hommes simplement, des problèmes de mélancolie en regardant loin derrière la glace du comptoir. Alors, on boit un verre et l'on se dit qu'il est bien tard." C'est ce qui m'accroche dans Lulu femme nue : la simplicité, l'humanité, des tons dans lesquels Etienne Davodeau assure.

Marc Suquet

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