Steamboy Tome 1

Katsuhiro OTOMO

Glénat, 2009
183 pages. 19 euros



Angleterre, 1866. Ray Steam est un garçon doué. Fils et petit-fils de scientifiques géniaux qui se passionnent pour le développement de la technologie autour de la puissance générée par la vapeur, il se débrouille pour se perfectionner à son niveau sur entre autres une chaudière de fabrique tisserande. Les deux professeurs Steam sont quant à eux partis aux USA où une puissante firme finance leurs recherches. Un beau jour arrive un colis dans la petite maison confortable de Ray et de sa mère. Papy Steam a fait parvenir des plans et un mystérieux ballon-vapeur à son petit-fils avec la consigne de ne les laisser tomber à aucun prix dans les mains de la fondation O'Hara. Ray va alors engager une course-poursuite avec les sbires dela dite fondation, l'armée de sa très gracieuse majesté et son grand-père. Il se retrouvera finalement pris entre plusieurs feux, dont les moindres ne seront pas les deux conceptions de la science plus ou moins opposées de son père et de son grand-père.

Le film d'animation sorti en 2004 est un régal : Steamboy est visuellement un enchantement. Décors soignés, couleurs splendides, technique parfaite. Tout cela fait passer un scénario un peu faiblard et compense largement des actions un peu simplistes et des rebondissements téléphonés. Les deux albums qui sont sortis chez Glénat sont du "motion-capture", autrement dit c'est une compilation d'images tirées directement du film. A peu de choses près, ce sont exactement les mêmes dialogues que ceux du film. Alors quel est l'intérêt me direz-vous ? Et bien il n'y en a pas. Dommage ! Ca aurait valu le coup si Katsuhiro Otomo avait fait un manga avec les mêmes bases, un peu plus fouillé sur le plan scénaristique comme il sait si bien le faire. Tant pis, on voit bien que le service marketing a mis son nez dans un vaste inconnu pour lui. Les amateurs de BD, de manga, du film d'animation, personne n'y trouve son compte. Une tentative malheureuse à oublier (mais allez voir le film, il vaut le coup).

Marion Godefroid-Richert

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