Mega-krav-maga, tome 2

FRANTICO, Mathieu SAPIN, Lewis TRONDHEIM

Delcourt, 2010
coll. Shampooing



Suite et fin de la pochade "hénaurme" (comme dirait Télérama) des dessinateurs les plus caca-prout du moment dans le paysage de la BD française. Bon, disons-le clairement, il n'y avait rien de subtil dans le premier tome. Et bien dans celui-ci il y a encore moins que rien. Finalement ce sont des myriades de factions de MKM qui s'affrontent pour récupérer Mathieu et Frantico, et en fait sont à la recherche du gourou ultime de leur discipline qui doit désigner son successeur. Leurs différentes tendances rappellent les scissions multiples des partis politiques écologiques à leurs plus beaux jours (les verts-cuisine au gaz, les verts-huile de pépin de courge troisième pression à froid, les verts-pratique du banjo et récupération des dégagements méthaniers des ordures domestiques, etc.) C'est comme la première fois du grand n'importe quoi qui peut faire rire ou pas, c'est selon. Quoi de plus personnel et inexplicable que l'humour ? Enfin, ceci est le dernier tome de la série. Tant mieux, car même quand on aime il n'en fallait pas plus. La petite influence rigolote que j'ai notée qui m'a plu : au tiers de l'album, on reconnaît les rebondissements et virages à 180, 360, 720 degrés qu'il y avait dans un petit opus de Lewis Trondheim publié à l'Association, Imbroglio, qui lui pour le coup était du grand art (ce que je ne peux honnêtement pas prétendre pour celui-ci). Anecdotique au final, l'expérience ne donne pas envie d'être réitérée.

Marion Godefroid-Richert

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