Diablo Corp.

Ludovic ROUBAUDI

Timée, 2009
384 pages. 17 euros



Aucun besoin de résumer le livre, reportez-vous à la chronique de Benoît précédemment publiée.
J'ai beaucoup apprécié cette atmosphère de mégalopole futuriste à mi-chemin entre celle de Blade runner (effectivement) et celle de Néo-Tokyo dans Akira de Otomo. La corruption, la fange, le vice, malfrats du bon et du mauvais côté de la loi, personnages "IG" ou "IRL" (bienvenue à geekoland), paranoïa et mysticisme. La lecture est fluide, le style enlevé, les archétypes tiennent la route. Voilà quelques heures de plage ou de coin de feu assurées dans la quiétude et l'oubli du monde extérieur, ses emprunts bancaires, ses nains hystériques, ses catastrophes naturelles (comme les fondants au chocolat trop cuits). L'ouvrage ne révolutionne pas le roman noir mais tient d'heureuses promesses d'attention capturée (plus que captivée, vous saisissez la nuance ?). Je me demande tout de même si la formule fonctionne au-delà de la lecture d'un échantillon. En tous cas, celui-ci est réussi et mérite un investissement.

Marion Godefroid-Richert

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