Méga krav maga

FRANTICO, Mathieu SAPIN, Lewis TRONDHEIM

Delcourt, 2010
189 pages. 8.5 euros



LE livre qui m'a réconcilié avec le Krav Maga. Je ne m'étendrai pas sur les raison de ce désamour mais la lecture de cette superbe petite (par la taille) bande dessinée me donne de bonnes raisons de croire que le monde pourra être meilleur un jour.
C'est en parodiant à merveille le style actuellement surexploité de la chronique bloguesque des humeurs de dessinateurs que ces dieux du 7ème art racontent les aventures les plus improbables du monde. Le début laisse penser que ce n'est justement qu'une retranscription de plus de la vie romancé de quelques auteurs qui daignent nous faire partager leur vie. C'est drôle et très vite, la satire apparaît doucement avec un peu (beaucoup) d'autodérision. Ce n'est que pour mieux nous tromper quelques pages plus loin. Quand le méga Krav Maga apparaît, on se dit que c'est un délire de quelques pages et que l'on va revenir vite fait aux histoires de festivals et aux problèmes gastriques ou sexuels des héros. Mais non, le titre a vraiment une raison d'être et il dit la vérité. C'est de la transmission et de la protection d'un art martial pourtant pas millénaire dont il s'agit.
A l'origine de déjà plus d'un style de bande dessinée, Lewis Trondheim détruit lui-même un de ses fonds de commerces pour inventer un nouveau genre. Il sera vite copié mais pas de souci pour lui car il connaît personnellement Frantico et ce dernier maîtrise le Méga Krav Maga.

Roland Drover

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