Love

Hélène BRULLER

Glénat, 2009
64 pages, 13 euros



Bon, je ne reviendrais pas sur le principe de l'album si bien décrit par le grand Marc, chroniqueur de BD de son état. On aime ou on n'aime pas l'humour d'Hélène Bruller, ça ne se discute pas vraiment. Quant à moi, sans être aussi dure que l'ami Marc, je le rejoins quand même sur la puissance des gags. Les vacheries d'Hélène sur ses amis, sa soeur, son homme, sont plutôt acides, prêtent à sourire mais pas à rire aux éclats. Un Jean Yanne, par exemple, gros distributeur de vannes vilaines bien méchantes, savait dépasser la dimension de l'admissible pour entrer de manière grandiose dans l'odieux, et c'est dans cette outrance qu'on pouvait se permettre de glousser sans retenue. Je me rappelle pour ma part une sentence fameuse du monsieur, qui s'exerçait à sa propre encontre : " Pendant mon service militaire, on m'a testé mon QI et trouvé 29. C'est moins qu'une huître." Aujourd'hui je m'esclaffe toujours (et pourtant ça date !). Un petit extrait d'HB en comparaison : (c'est son éditeur qui lui parle) "- Et si on mettait sur la couverture de ton album un sticker avec écrit "Par la fille qui suce l'auteur de Titeuf" ? - Oui ... Je vais quand même en parler à Philippe ... - Ah. Alors c'est foutu." Difficile ... Mais il ne faut pas croire, une fois de temps en temps, au fil des pages, on reconnaît certains travers et ils sont joyeusement épinglés. Pas un album inoubliable, certes, mais pas si nul.

Marion Godefroid-Richert

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