L.A. noir

Tom EPPERSON

Cherche-Midi, 2009
402 pages, 20 euros



Dans le L.A des années 50, Danny Landon exerce la profession de porte-flingue pour Bud machin un caïd local, mais voilà, Danny est amnésique suite à un événement obscur qui l'a laissé boîteux avec une méchante cicatrice sur la tête, de plus le voilà sujet à des pudeurs de rosière au moindre sang versé ce qui, vous en conviendrez est un peu gênant dans sa partie.

Comment croire dans ces conditions qu'il fut avant l'accident un nervi bestial capable à lui tout seul de couler un casino flottant armé de deux flingues ce qui lui vaut maintenant le doux sobriquet de "Danny les deux flingues" (c'était ça ou "Danny le sabordeur de casino flottant").

Autre problème, Danny en pince méchamment pour la poule de Bud nommée Darla (c'est ce genre de livre ou les dames s'appellent poules). Non décidément, Danny est un brave type bon comme le pain qui entretient un bon voisinage avec une petite fille, un vieil homme et son chat (pas JP Belmondo).

Désormais pour notre héros la donne est simple : ranger le flingue pour prendre un emploi de bureau et fonder une famille avec la belle Darla, ne reste plus qu'à convaincre Bud qui est plus enclin à faire avaler du plomb fondu à ses employés voleurs de poule et démissionaires plutôt que de leur verser une pension de retraite !

Alors bon, ça se lit comme un rien, perso j'ai toujours une petite tendresse pour les polars avec des Bud, des Mickey, des Darla, Ginger et autres Violet, mais bon, j'en ai déjà lu 12000 et celui là n'apporte rien de bien nouveau ! Parait qu'il va y avoir un film, et là c'est comme si j'avait l'impression de l'avoir déjà vu aussi, avec des sous-Véronica Lake tortillant de l'ascenceur social et des beaux gangsters à la machoire carrée !

En conclusion comme dirait Ellroy le pape du roman L.A. avec des Bud et des Mickey, ça m'en secoue une sans toucher l'autre ou un truc comme ça, pas nul mais pas indispensable.

Gaëlle

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