La vie est un sale boulot

Janis OTSIEMI

Jigal, 2009
137 pages. 14 euros



Au Gabon, Chicano vient juste de sortir de prison après avoir passé quatre ans derrière les barreaux. Il est maintenant plein de bonnes intentions : c'est juré il sera honnête.  Mais voilà que ses anciens copains lui proposent un casse sans histoires : dérober la paye de la caserne.

Voilà un roman très court, 130 pages, dont l'originalité est sans conteste le cadre. Pas fréquent les polars qui se passent à Librevillle. Le régime est décrit sans précaution aucune : la corruption, la brutalité, l'injustice des flics, tout y est. Une bonne occasion d'en connaître un peu plus. Janis Otisiemi, lui même gabonais, se révèle un bon observateur de la société. Son premier polar, Peau de balle, une histoire de kidnapping, est publié en 2007.
Le style de ce nouveau polar est rapide et parsemé d'expression imagées, telles que "qui avale une noix de coco fait confiance à son anus". Certaines sont traduites pour faciliter la compréhension du lecteur : faire banquette (attendre), un Michelin (une personne qui a de l'embonpoint) ou encore un porte fesses (slip ou caleçon).
Malgré ce caractère, j'ai trouvé le scénario un brin simplet. Il n'y a guère de surprises ni de rythme qui entretiennent l'intérêt du lecteur. Aussi, c'est d'un livre à destinée informative plutôt que d'un vrai polar que je suis sorti. C'est un peu dommage.

Marc Suquet

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