Da Vinci Code

Dan BROWN

Lattès, 2004
Traduit de l'anglais (USA). Première parution dans la langue originale en 2003.



Le conservateur du Louvre est retrouvé assassiné dans la Grande Galerie du célèbre musée. Unique détenteur d'un incroyable secret susceptible de faire trembler toute la Chrétienté, il laisse des indices qui permettront à sa propre petite-fille et au très perspicace Robert Langdon de découvrir la terrible vérité.

Faut-il encore parler du fameux Da Vinci Code ? Oui ! Ne serait-ce que pour dénoncer la malhonnêteté intellectuelle d'un écrivain qui, sous couvert de nous offrir un "bon roman policier qui tient en haleine et se lit d'une traite", comme il est convenu de dire dans les salons, élabore une théorie douteuse, basée sur des "faits" provenant de sources qu'il n'a - dans le meilleur des cas - manifestement jamais pris le soin de vérifier... Fourmillant de "révélations révolutionnaires", le roman se révèle être une véritable machine à vendre ces guides de décryptage qui ont envahi les rayons des librairies - à croire (avec un rien de mauvais esprit) que Dan Brown lui-même en a commis quelques-uns (d'autant que certains sont parfois étrangement complaisants avec le livre qu'ils sont censés éclaircir, et tout aussi peu rigoureux) !

Beaucoup, tant mieux, auront pris plaisir à lire ce livre et en sont certainement reconnaissants à son auteur. Et effectivement, tout cela ne serait pas si grave si Dan Brown avait eu l'honnêteté de ne pas faire passer de pures élucubrations pour des faits historiques et avérés. Chacun a le droit à sa licence romanesque. Mais, comment ne pas se sentir floué en lisant que Léonard De Vinci et Isaac Newton, entre autres, auraient appartenu au fameux "Prieuré de Sion", quand celui-ci n'a été fondé qu'en 1956 ? Dan Brown aurait appelé cette société secrète d'un tout autre nom, la chose aurait été invérifiable et nul n'aurait eu l'idée de lui adresser le moindre reproche... Dommage qu'une telle désinvolture vienne ainsi tout gâcher !

Au bout du compte, l'on ne saura trop conseiller au lecteur de passer son chemin et de se pencher plutôt sur l'autrement plus intelligent Jésus vidéo d'Andreas Eschbach ou le nettement mieux ficelé Dernier Testament de Philip Le Roy.

Mikael Cabon

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