Quand souffle le vent

BONIN, GALANDON

Dargaud, 2009
56 pages. 14 euros



Dans cette collection de chez Dargaud on trouve des pépites d'une qualité à part: Là où vont nos pères de Shaun Tan, album d'un graphisme ébouriffant, et aussi de Abolin et Pont Où le regard ne porte pas, d'une poésie rare. Alors bien sûr on se penche avec gourmandise sur une nouvelle sortie, l'a-priori plutôt positif au départ. Autant dire que cette fois-ci on ne crie pas à la mauvaise pioche mais on oubliera vite avoir tourné ces 56 pages.
Comme l'a si bien dit Marc Suquet, fin connaisseur du septième art dans la chronique qu'il a consacrée à cet ouvrage, rien de neuf sous le soleil. L'académisme assumé de l'histoire est présente sur le fond comme dans la forme, de bonne facture certes, mais du coup effectivement on n'en ressort pas passionné. De belles couleurs, une atmosphère "début de siècle" bien rendue, une histoire d'amour et de trahison romantique mais qui n'atteint pas la dimension d'une tragédie grecque (peut-être est-ce là la petite déception qu'on ressent à la fin du récit ?). Le classique a du bon, certainement, tant qu'on continue à l'alimenter en le renouvelant. Pari non tenu ici, bien qu'il y ait certainement quelques qualités indéniables (quelques clichés sont évités, ainsi que l'happy-end à tout prix). Rien de nul ni d'exceptionnel, que dire de plus ?

Marion Godefroid-Richert

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