L'Accroissement mathématique du plaisir

Catherine DUFOUR

Le Bélial', 2008
443 pages. 19 euros



Je connaissait Catherine Dufour pour avoir lu Blanche-neige et les lances missiles et Le goût de l'immortalité, les deux m'avaient plu, dans le premier on y parlait de princesses déjantées maniant un argot réjouissant, et se livrant au saphisme tellement les princes en collant...bof, ça nous changeait de ces créatures enmiévrées qu'on avait envie de tarter à longueur de conte de fées tellement elles nous énervaient à attendre le prince en collant, se livrant à des hobbys crétins comme filage de quenouille et chants animaliers.

Dans le second on convenait que si le statut de mort-vivant est un poil inconfortable c'est toujours mieux que mort-mort !

Dans L'Accroissement mathématique du plaisir (descendez des rideaux petits salopiots ! pas de sexe ici !), vous découvrirez un feu d'artifice du talent de Catherine Dufour qui piétine allègrement bon nombre d'idées reçues dans ses nouvelles abordant avec une égale maîtrise le fantastique, le féerique, le magique, le terrifique (je cale sur les -iques !). Vous apprendrez que d'une immaculée conception il ne peut rien sortir de bon, rangez hautbois et musettes, ou hautbois dans musettes ! qu'un génie peut être aussi un parfait connard, qu'être le dernier humain à sang chaud d'une humanité vampirisée ne fait pas de vous une légende mais une petite chose terrifiée vouée à la folie, que les rêves chantant font mauvais ménage avec les fleuves sulfuriques, qu'il ne faut pas trop faire chier un pougnard des loquaces rapport à son caractère versatile et à ses 3 m de force brute le tout recouvert d'écailles !

Je vous les évoque pas toutes, pour vous laisser les découvrir avec délices, ce sont toutes des petits bijoux ! Que le grand pougnard pulvérise celui qui prétendra le contraire ! Moi qui jadis faisait partie du sous groupe des petites filles qui pleuraient comme des veaux lorsque la bête mourait pour laisser la place au prince en collant ! j'attends ô Catherine que tu m'enseignes encore !

Gaëlle

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