Parfum d'enfer

Anne RAMBACH

Panama, 2008
345 pages. 20 euros



Une société de cosmétiques présente dans tous les hypers du monde ( parce qu'elle le vaut bien ah ah ah! ) décide de se glamouriser un peu la tête de gondole en s'associant à une petite maison de couture furieusement hype mais désargentée. Le mariage aura un bébé, le parfum "enfer" lancé en grande pompe dans une soirée ultra branchée ou une foultitude de people rutilent en se beurrant consciencieusement de champ millésimé.

Ce soir là celle qui rutile le plus n'est autre qu'Angelina la jolie, égérie du parfum censé incarner le stupre, le lucre et le plus t'en mets plus t'as des Brad Pitt! folettes sont les femmes qui se ruent sur les Opium et autres Poison, alors pourquoi pas Enfer ou Founa ( euh, non pas Founa...) Eh voila la stratégie marketing de ce jus sulfureux donc.

Las, dès la soirée de lancement, les ennuis commencent car Angelina se prend promptement 2 pruneaux dans le citron avant même d'avoir récité son petit compliment sur :"ah qu'il sent bon mon parfum, achetez le mais ayez quand même une pensée pour les petits africains qui meurent de faim!" eh là vous vous dites les filles: normal, encore une qui n'a pas supporté qu'on lui pique son Brad pour le transformer en super Nanny. Eh là je vous arrête tout de suite, ce n'est pas ça du tout, Angelina n'est qu'une victime de la guerre de pouvoir qui agite l'entreprise dirigée d'une main de fer par une pédégère qu'à côté la vioque qui s'habille en Prada c'est Candy.

Alors qui a buté Angie? les cadres dynamiques, le couple de créateurs homos de la maison de couture, ou est-ce un coup de la propriétaire en titre de la boîte de cosméto: une vieille momie que seul le fiel maintient en vie, va savoir...

C'est ce que devra découvrir Diane Harpman, un ancien mannequin reconvertie en Privée cherchant dans le travail un moyen de se reconstruire après une perte tragique, infiltrée dans la boîte elle devra en démêler les rouages et roueries avant de parvenir à la conclusion, et la vie de cette entreprise c'est pas joli joli ( sorry Angelina!) là ou on pense glamour et fanfreluches on trouve loi du pouvoir et fric roi, ça complote et ça humilie en rond, sortez les flingues et affutez les talons aiguilles!

Voilà pour le pitch! sinon moi j'ai bien aimé ce polar plein de namedroping et de rebondissements, avec mention spéciale pour le Paris onirique décrit par l'auteur, ses bars thématiques, ses batiments démentiels, et même poursuite sur la Seine gelée! tout ça crée une atmosphère décalée et surprenante pour un mélange de genre plutôt réussi, Paris est rhabillé en SF et cela lui va bien!

Vous adorerez les filles! et qui sait, les gars aussi...

Gaëlle

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