Le dernier testament

Philip LE ROY

Au Diable Vauvert, 2005
23 euros



Nathan Love est un profiler, mais d'un type un peu spécial, c'est-à-dire qu'il est pratiquement capable de se substituer à la personne qu'il recherche. Don qui a fait sa renommée auprès des autorités policières mais qui a détruit sa vie : sa femme Melany est décédée à la suite de l'une de ses enquêtes. Il vit depuis reclus dans la méditation taoïste, ainsi que dans la pratique des arts martiaux dont il est expert. Alors, lorsque son ancien chef du FBI, Maxwell, lui propose de replonger, pour retrouver les assassins de son ancien ami Clyde, il hésite tout d'abord, puis décide de se lancer à la recherche des tueurs. Il faut dire que l'affaire n'est pas banale. En effet, cinq personnes ont été massacrées dans un laboratoire en Alaska et Clyde faisait partie des victimes. Le plus curieux est que l'on a canardé un cadavre et les rats de laboratoire. Que peut-il bien se passer du côté de Fairbanks ? Aidé de Kate, une esquimaude (plutôt mignonne), il va chercher à comprendre ce qu'est le projet Lazare. Et pour cela, il va devoir affronter le gourou d'une secte, des malfrats alaskiens, la mafia russe, certains de ses collègues et, pour couronner le tout, l'église catholique romaine. Son chemin sera tracé dans le sang pour comprendre qui était Yehoshua Ben Yossef.
Livre très violent. Un de mes camarades le compare à un ouvrage fantastique. Pas d'accord : on est plus proche du SAS, parfois du Goodkind. Notre anti-héros trucide les méchants à grands coups de lattes et dès qu'il est un peu blessé ou a un petit peu le cafard, voilà une belle étrangère toujours prête à lui remonter le moral (on en deviendrait parfois jaloux), et cela sur n'importe quel continent. C'est la grande mode, de remettre en question les écrits bibliques (d'ailleurs, dites-nous la vérité, cela évitera à certains d'enflammer notre imagination). Donc, sur le sujet, rien de nouveau. Les pourris sont toujours pourris et les gentils font ce qu'ils peuvent. Philip Le Roy nous emmène dans une terrible conjuration avec pas mal de talent et d'imagination. Le rythme est effréné, aucun temps mort pour le lecteur. Visiblement, l'auteur connaît très bien les arts martiaux, ce qui donne une crédibilité à ses scènes d'action, et il y en a ! A ne pas mettre entre toutes les mains (à part les plus dures, évidemment).

Jean Goasdoué

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