La sirène des pompiers

HUBERT, ZANZIM

Dargaud, 2006
Collection Poisson Pilote



Gélinet, un peintre sans grande imagination du Paris du début du siècle, reste fort peu apprécié de la critique et notamment de l'intransigeant Fulmel. Prêt à se suicider, il tombe sur une sirène en mal de Paris et qui le sauve de la noyade. La représentation de la sirène l'entraîne sur les chantiers de la gloire artistique et ce d'autant plus que ce premier succès va déclencher une mode, le tout Paris souhaitant se faire représenter avec un corps de sirène.
Mais Gélinet prend la grosse tête et la sirène s'en détache, préférant des peintures plus simples, mais qui lui parlent.

C'est mignonnet : l'histoire est gentillette avec le bien d'un coté sorti de l'océan et le mal de l'autre, l'imbécile Gélinet qui se laisse monter la tête par une société faite d'artificialité. L'histoire ne possède pas grand rebondissement : c'est celle de la gentille amante qui va aimer son pur héros alors que celui-ci va progressivement la délaisser, ingrat qu'il est, le salaud ! Bien sûr, la sirène reviendra à la mer puis séduira un jeune peintre tout de pureté vêtu. C'est un peu enfantin.
Les personnages sont caricaturaux, campés dans leurs rôles de bien ou de mal. Le dessin est simple et sans trop de détail. Alors on ne s'y embête pas mais mignonnet est bien l'impression que l'on conserve à la sortie de la lecture de cet album.

Marc Suquet

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