Anima (Druuna - Les origines)

Paolo Eleuteri SERPIERI

Glénat, 2016
Traduit de l'italien par Aurore Schmid



Nous voici dans le monde un peu fermé de la BD dite érotique. Paolo Serpieri en est un maître reconnu, surtout grâce à un trait de crayon pas piqué des vers qui apporte un réalisme fantastique à ses amazones dénudées. Il faut aimer les drôlesses solidement charpentées, charnues et rebondies. Attention, tout ça, bien ferme s'il vous plaît. C'est l'avantage avec le dessin, point besoin de Photoshop pour éviter toute trace de cellulite disgracieuse...

Est-ce que je vais pouvoir parler du scénario du présent ouvrage ? Oui, vous savez, le truc, là, où il se passe potentiellement des choses, avec un-début-un-milieu-et-une-fin ? Où s'enchaînent des évènements qui forment un tout ? Euh... On oublie. La demoiselle de la couverture court beaucoup, à cheval ou à pied, s'emboîte un peu avec un gaillard qui passe, s'habille et se déshabille souvent, et sans grande différence entre ces deux états sus-cités. Pas de parole, ça nuirait au suspense. Le quoi ? Non, laissez. On verra ça dans un autre album. Enfin, ce serait assez vain d'essayer d'expliquer de quoi il retourne à part d'un sérieux défi lancé à la face de la force gravitationnelle appliqué à la zone pectorale d'une blonde chevelue en string.

Je pourrais plutôt m'attarder sur le fait qu'il s'agit d'un album à part de la série des Druuna que l'auteur avait sortie dans les années 80. Ladite jeune personne survivant dans un monde post-apocalyptique hostile grâce à son physique de guerrière voluptueuse, cela la conduisait souvent à être représentée de dos ou de trois quarts, le postérieur dénudé et offert au regard du/de la lecteur/trice pendant qu'elle se livrait à de lascifs corps à corps avec nombre de partenaires plus ou moins membrés (mais non c'est pas vulgaire ! Y avait un virus qui rendait les gens mutants dans ses aventures, les transformant en de nombreux avatars de pieuvres, calamars et autres mollusques baveux à tentacules). Anima est en fait ce que les américains appellent un prequel, terme utilisé au ciné US assez adapté et difficilement remplaçable par le (pourtant) joli mot français prélude qui ne rend pas la notion de parution ultérieure de l'oeuvre à laquelle elle fait référence. Mais je m'égare, revenons au livre. Si vous aimez le 90 E, les mollets des lanceuses de poids ukrainiennes et les dessins crayonnés, ceci est fait pour vous !

Marion Godefroid-Richert

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