Esmera

VINCE, ZEP

Glénat, 2015



Là, c'est clair, y a du cul. Mais comme on le dit de façon sibylline, il y a cul et cul ! Et le mauvais, ben c'est souvent lourd ou sans imagination. De l'imagination, il y en a dans l'album de Vince et Zep : Esmera, dans une pension un peu trop religieuse, se languit des hommes. Mais voilà, dans l'enceinte du pensionnat, c'est plutôt ceinture. Alors, il lui faut attendre l'été pour se lâcher et découvrir qu'à chaque fois qu'elle jouit... elle change de sexe !

Pas facile à vivre avec ses amants de passage qui se découvrent au sortir d'un orgasme, en compagnie d'un partenaire de l'autre sexe que celui du début de soirée ! Le scénario de Zep (j'ignorais qu'il s'appelait ainsi en hommage à Led Zep) est l'occasion d'explorer le sexe comme homme ou femme, sans pouvoir mettre à notre héros/héroïne une étiquette classique de gay, trans... Non, c'est autre chose. Une situation qui aurait permis une analyse plus poussée des deux bords... Dommage, l'occasion était bonne.

J'ai aimé le dessin assez réaliste de Vince. Un dessin qui ne cache pas qu'on est ici franchement dans le cul.

Pas mal.

Marc Suquet

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