En descendant le fleuve

GIPI

Futuropolis, 2015



Après avoir refermé le dernier album de Gipi, j'émerge avec une forte impression d'hétérogénéité : du bon comme du beaucoup moins bon.

L'album est composé d'une douzaine de récits le plus souvent courts (parfois une seule page mais jusqu'à une vingtaine). Parmi ces histoires, j'ai aimé celles qui me semblent les plus classiques : En descendant le fleuve, un Délivrance soft, Le Boxeur, ponctué de retours vers l'enfance, ou encore La Fille en plastique ou le béguin de ce solitaire pour sa poupée. Des récits très personnels, humains et joliment dessinés comme colorisés.

Par contre, certaines histoires me laissent froid, car plus proches d'un plaisir trop personnel de l'auteur, tellement personnel que le lecteur que je suis est resté sur la touche, sans se sentir concerné par le scénario proposé. Que veut exprimer ce chasseur de coeurs à 6 heures du matin devant sa copine ? Cela restera un mystère pour moi... La Fille-renarde me semble totalement survolée en une seule page, sans qu'il soit possible au lecteur de s'y attacher.

Un mélange de plaisirs partagés et d'autres un peu trop solitaires !

Marc Suquet

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