Le dernier de son espèce

Andreas ESCHBACH

L'Atalante, 2006



Parce qu'enfant, Duane Fitzgerald est fan de la série l'Homme qui valait 3 milliards, il va accepter de servir de cobaye à l'armée américaine et va se retrouver armé de " super-pouvoirs "... mais seul et à la retraite anticipée.

En effet, suite à des " dommages collatéraux " et à un changement de politique gouvernementale, les " cyborgs " de l'armée des Etats-Unis vont être dispersés aux quatre coins du monde. Seul lien avec leur nouvelle vie, le composé nutritif en boite qui leur est livré tous les quatre jours. Ils sont tous les cinq totalement modifiés de l'intérieur et seuls, terriblement seuls !

Duane se retrouve à Dingle, petit village d'Irlande terre de ses ancêtres. Il a une vie bien réglée, entre la bibliothèque, la poste restante et Sénèque. Mais ce calme apparent va être troublé par un intrus qui, après avoir fouiné partout à la recherche de Duane, est retrouvé mort.

A partir de là tout va se dérégler et Duane va enfin comprendre ce à quoi il a servi et de quelle manière il est encore utilisé. " Dernier de son espèce ", il va se battre jusqu'à la fin pour lui mais aussi par amour.

Quel curieux roman que celui là, où il ne se passe rien mais que l'on referme avec désespoir sur la dernière page avec un goût de cendres dans la bouche et la sale impression qu'après tout... ça pourrait être vrai ! ! ! Et tout cela tient au grand art de Monsieur Eschbach : il donne à cet homme des pouvoirs hallucinants, dignes des plus grands super-héros et pourtant à aucun moment du livre on ne le voit comme ça. Avant d'être un cyborg il est et reste avant tout Duane Fitzgerald qui lit du Sénèque et aime la tenancière de la pension de famille...

On se surprend à vouloir le voir utiliser ses super-pouvoirs et détruire l'armée de soldats envoyée pour mettre fin au projet " Steel men ". Mais non, Duane vaincra tous ses ennemis comme un homme, avec tout ce que cela implique ! ! !

Annecat

partager sur facebook :