Il s'appelait Geronimo

Étienne DAVODEAU, JOUB

Vents d'Ouest, 2014



Après plusieurs années, Benji retrouve son copain Geronimo et celui-ci lui raconte son histoire : passager clandestin d'un cargo qu'il croyait en partance pour les States, il est en fait débarqué en Guyane française. A l'occasion d'une rixe, Geronimo rencontre Manu et prend sa place dans sa vie.

Perso, j'ai toujours kiffé Davodeau et l'humanité de ses BD. J'ai adoré Les Mauvaises Gens, Lulu femme nue, Les Ignorants, Un homme est mort... Mais, dans ce nouvel album, je ne retrouve pas la puissante humanité qui est la marque de fabrique de l'auteur. De plus, le scénario me semble un peu convenu, ne ménageant guère de surprises au lecteur.

Le perso est intéressant : un côté asocial, décalé. Sait pas trop se servir de la carte bleue ou considère les aéroports comme de la science-fiction. Des occasions sympas : ainsi la tombe de Jim Morrisson au Père Lachaise où les admirateurs jouent de la guitare et fument des herbes très exotiques. Mais aussi la forêt en Guyane et ses paysages glanés à l'occasion d'un voyage. Pas mal aussi le cahier final montrant le travail commun des deux auteurs : ça discute, pinaille et s'engueule, mais on finit toujours par trouver un terrain d'entente.

Appréciant l'auteur, je trouve que ce nouvel album manque de souffle. Je n'ai pas été convaincu.

Marc Suquet

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