A bout de course

Richard STARK

Rivages, 2013
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie-Caroline Aubert



C'est la zone pour Parker. En pleine préparation d'un casse, il a quelques pépins à répétition : un de ses gars porte un micro secrètement, son associé flirte, et même un peu plus, avec la femme du banquier qui doit être braqué et un chasseur de primes débarque au pire moment. Pas facile, dans ces conditions, de profiter du déménagement d'une banque pour lui piquer ses biftons !

Dans la série des Parker, voici le septième. Du bon, toujours du bon, mais pas de fioritures : c'est efficace, rapide. Les cent dernières pages déboulent à fond les gamelles. Mais inutile de chercher une étude psychologique des personnages : on privilégie ici l'action. Les braqueurs, les vrais, s'empêtrent dans leur coup avec des amateurs : la femme du banquier qui veut s'en venger, l'amant de la femme du banquier, le docteur Madchen qui aimerait bien rafler sa part et Wendy qui veut sauver son frère... Des bras cassés de première qui mettent des bâtons dans les roues de Parker.

Classique, pêchu, sans prise de tête. Un bon moment, mais plutôt détente.

Marc Suquet

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