L'Ile des chasseurs d'oiseaux

Peter MAY

Actes Sud, 2011
Traduit de l'anglais (Ecosse) par Jean-René Dastugue



Voilà un bouquin que j'ai kiffé grave. Je l'ai même prêté à ma maman à moi qui a beaucoup aimé aussi. C'est dire ! Une vraie ambiance dans ces pages : faut y être né pour vivre sur cette ile des Hébrides, au nord de l'Écosse. Au menu : pluie, vent, froid et histoires de famille pas toujours racontables. Les Hébrides : cinq cents îles parmi lesquelles juste une petite dizaine est habitée. C'est encore plus île que notre proche Ouessant. Et pourtant, quand on y est né, on l'a quelque part dans le sang et on ne peut pas s'empêcher d'y revenir. Fin Mac Leod, lui, c'est pour son boulot. Mais vu comment il s'appelle, on s'en doute, il y est né et il kiffe, le Fin, son île natale. Ben finalement, le lecteur aussi il kiffera Lewis... Quant à y naitre, ben faut voir quand même....

Le bouquin s'organise autour de flash-backs qui resituent l'histoire passée des persos dans l'île et densifient l'intrigue actuelle. Il avait mis un couvercle sur ce lourd passé, Fin, et le voici rattrapé par un passé peuplé de fantômes destructeurs à souhait. Et puis, ce rite initiatique pour tout jeune garçon de chasse aux oiseaux sur un rocher qu'on met plusieurs heures en bateau à atteindre, où il pleut, il vente, bien sûr, mais aussi (eh oui, on peut imaginer encore plus sympa...), couvert du guano des oiseaux qui y nichent.

Un beau livre que j'ai adoré comme tous ses autres lecteurs. Vite, le tome 2 !

Marc Suquet

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