Ouessantines

NICOBY, Patrick WEBER

Vents d'Ouest, 2013



Les îles se méritent et l'étrangère Soizic aura bien du mal à  s'intégrer dans ce microcosme où tout le monde se connaît, s'observe. En même temps on n'a pas grand-chose d'autre à  faire l'hiver quand les touristes sont loin ! Ouessant est rude et ça déteint sur ses habitants. Si tu n'es pas ouessantin, tu es et tu resteras un chinchard, poisson  bien peu prisé. De là à ouvrir une chambre d'hôtes et faire venir des parisiens ! Alors quand Marie, la seule amie que Soizic s'est faite sur l'île, décide de se pendre et  demande par testament que ce soit l'"étrangère" qui range sa maison et ses secrets...

Un joli récit, une histoire de femmes qui est complètement crédible. L'ambiance et les paysages y sont, avec les maisons blanchies à la chaux et aux volets de couleur, l'absence de végétation haute, les naufrages  et les épaves qui entourent l'île, le rite des Proellas (du breton "bro" signifiant pays et "ella" rapatriement) culte des morts ouessantin  pour les disparus en mer... Restent deux détails qui m'ont surpris : pourquoi avoir fait disparaître l'enceinte du phare du Créac'h ? et quelle drôle d'idée de dessiner Ouessant sans ses moutons !

A lire avec plaisir en attendant, si vous avez aimé, de trouver un exemplaire des Filles de la pluie d'André Savignon, qui vous plongera dans la vie quotidienne des insulaires en 1924 !

Jean-Marie

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