D'amour et dope fraîche

Sophie COURONNE, Caryl FEREY

Folio Policier, 2013



Caryl Férey qui fait un Poulpe... C'est pas franchement à lui que j'aurais pensé ! Le Poulpe, une série de polars avec son héros commun, Gabriel Lecouvreur, un détective surnommé "Le Poulpe" pour ses longs bras qui ressemblent à des tentacules d'octopus. Inaugurée en 1995 par Jean-Bernard Pouy, la série compte aujourd'hui plus de deux cents titres, parfois quelque peu inégaux. La collection joue plutôt sur le côté humoristique. Caryl Férey, pour moi, c'était plutôt Zulu, Haka ou encore plus récemment l'excellent Mapuche. Pas que du rigolo, quoi !

Ici, le Poulpe s'emm... franchement dans un centre de remise en forme. Un truc "au milieu des mémés oxygénées dont les maillots de bain façon tapisserie agricole..." Mais durant sa promenade dans les montagnes des Pyrénées, il assiste au suicide d'un homme nu qui se jette d'une falaise : curieux, tout de même ! Chéryl, son éternelle fiancée, est amenée droguée dans un hôpital, après avoir consommé de cette fameuse drogue distribuée dans les boîtes par les violeurs.

Jolis, les p'tits mots tendres du poulpe à sa blonde : "mon caillou à la mer", "j'ai la pâquerette en deuil, ma jolie". Bien sûr, les deux histoires se rejoignent en fin de bouquin autour d'un centre d'entraînement olympique où ça plane un max pour les athlètes. (Au passage, quelques données pas très sympathiques sur Pierre de Coubertin : pas très féministe, ça, tout le monde le sait, mais aussi antidreyfusard, antisémite... Possible, bien que certains articles renvoient à une ambiance générale de l'époque.)

Un petit Poulpe sympa, drôle, enlevé, court, léger, rigolo... Un Poulpe, quoi !

Marc Suquet

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