J'aurai ta peau, Dominique A

Olivier BALEZ, Arnaud LE GOUEFFLEC

Glénat, 2013



Point n'est besoin de retourner sur les traces d'un résumé, les deux précédents compères MGRB-iens ont suffisamment fait le détail de quoi il retournait dans l'oeuvre présente.

Je peux commencer par le début : j'ai bien aimé... J'ajouterai que j'ai apprécié le dessin. Original et un peu décalé, il sert l'intrigue. De beaux coloris, qui sont en adéquation avec le fond. Les gammes chromatiques laissent sourdre angoisse, confusion, terreur, et finalement apaisement, quand il le faut. Quant au scénario, je dirai pour ma part que le dénouement est philosophiquement parfait. La vie est comme ça. On aimerait tous avoir un aperçu du "grand dessein", ou bien la sensation de l'exception, du destin unique. Malheureusement on est rarement satisfait, et il est logique que même les gens célèbres, les VIP, les "people" (c'est à la mode, mais ça ne rend pas justice à ce que représente le chanteur qui est mis en scène, un artiste véritable et intègre) en soient également victimes. Dans une des planches, le héros s'interroge sur ce que ça lui ferait de découvrir que la raison qui l'a transformé en objet de dégommage ne soit finalement liée en aucune manière à ce qu'il est. Eh bien, dans toute sa futilité, l'explication est quand même reliable à sa personnalité. On reconnaît la patte d'Arnaud en cela, que cette pirouette est à plus de rotations qu'il n'y paraît au premier abord. Un objet de méditation supplémentaire pour le lecteur. Ambitieux, hein ?

Marion Godefroid-Richert

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