Les Femmes

Régis LOISEL, Jean-Louis TRIPP

Casterman, 2012
Magasin général, T. 8



Nous voici icitte de r'tour dans le village québécois en plein dans les années 20. Mais voilà, Marie elle est en famille, enceinte quoi : le père, on ne sait pas trop, mais ça fait rien, la future mère elle est tellement contente ! Toujours impossible pour le village d'élire son maire puisque les réunions organisées dans ce but se transforment immanquablement en bal : depuis l échappée à Montréal, on ne pense que belles robes et Charleston ! Et v'là-t-y pas que le curé se met à faire des siennes : des doutes qu'il a sur son rôle.

C'est toujours aussi bon et reposant. Un village qui vit à l'heure de l'humain. Et oui, c'est à peine croyable. Moins de dialogues que dans le tome 7, mais cela n'est pas plus mal tant certaines scènes, comme celle de Marie avouant à Serge qu'elle est enceinte, sont superbes.

J'aime beaucoup le prêtre qui, en plein dans ses hésitations monacales, accepte tout de même d'assurer le service minimum, une messe par mois et la Toussaint, et confess' un après-midi par semaine, afin que le village ne voie pas débarquer un autre prêtre peut-être moins compréhensif que lui. Cool, le curé ! Mais son look se met au goût du jour : il boit, il fume et la barbe orne son menton. Le village préfère son "curé pas d'messe". Les "soeurs tapoteuses" aussi, les grand-mères qui enfoncent des clous à longueur de journée : chacun son truc !

Un bien bel album, calme, tranquille, qu'il fait bon lire.

Marc Suquet

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