Heptagone

Georges PANCHARD

Robert Laffont, 2012



Je vais faire assez court pour une fois, et dire à propos de la chronique de mon camarade Ismaël : pas mieux.

Le titre est assez bien choisi : un heptagone est une figure à sept côtés et désigne un contenant en quelque sorte. Eh bien le récit tourne autour d'un contenu sans vraiment l'aborder. Le quatrième de couverture signale que ce livre introduit à un autre de l'auteur, paru précédemment, Forteresse. En fait, en naviguant ça et là sur quelques sites de chroniqueurs SF, il apparaît que ce roman est certainement le contenu en question.

Quelques détails m'ont plu dans le récit d'Heptagone, comme les Américains contraints à l'obésité par leur style de vie et des standards sociaux déviants, et qui adoptent pour se déplacer des youpalas pour adultes. Ou bien l'idée d'une femme terroriste juste parce qu'elle se promène en robe moulante. Mais j'ai également été gênée par le sous-texte réactionnaire, raciste et pro-auto-défensif du récit. Ne parlons pas des références croisées obscures de chaque trajectoire des personnages, et la sensation brouillonne qui se dégage de la déconstruction du récit. Les dates placées en début de paragraphe sont censées aider le lecteur à se repérer dans la chronologie. Une solution de facilité en ce qui me concerne et qui dédouane l'auteur de sa responsabilité narrative ? Un texte bien écrit se passe de ce genre d'artifice.

Enfin pour faire bref, ce livre ne m'a pas donné envie d'aller voir son prédécesseur. Tout n'est-il pas dit ?

Marion Godefroid-Richert

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