Motherfucker

Guillaume MARTINEZ, Sylvain RICARD

Futuropolis, 2012



La brochure qui accompagne l'album souligne qu'il présente un combat qui a sans doute permis, des décennies plus tard, à Barack Obama de devenir le premier président noir américain. L'album, c'est l'histoire de Vermont, un Black victime dans les années 60 de multiples manifestations de racisme : du refus de lui servir un café de la part d'un serveur au salaire inférieur donné par un patron à un employé noir.

Les scènes de racisme ordinaire sont introduites par les dix points du programme des Black Panthers, le mouvement révolutionnaire afro américain, né en Californie en 1966. Cet album plutôt intéressant replonge le lecteur dans une période pas si éloignée et rappelle les émeutes de Watts à Los Angeles dont le bilan est tout de même de 34 morts et 1100 blessés.

Les scènes de racisme, on connaît hélas. Mais le plus dur est probablement la résignation manifestée par son pote blanc, Pete, qui conseille à Vermont de rester tranquille face aux provocations. Ou encore son père qui le chasse sous prétexte de ses fréquentations communistes. Ou encore, ces enfants qui se déguisent dans la classe en membres du Ku Klux Klan... pour jouer, bien sûr. Bref, la peur ou la lâcheté des siens.

Le dessin en noir et blanc accentue l'ambiance de tensions entre communautés

Marc Suquet

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