La Princesse du Burundi

Kjell ERIKSSON

Actes Sud, 2011
Traduit du suédois par Philippe Bouquet



C'est l'histoire d'un type qui a plutôt mal démarré dans la vie : une mère modeste et effacée, un frère avec un mauvais fond, un père trop vite disparu. John Jonsson résiste pourtant assez bien à la mauvaise pente, fait quelques bêtises sous l'influence de Lennart, qui l'adore pourtant, puis réussit à s'arrêter. Il épouse Bérit, qui l'aime depuis l'adolescence et tous les deux ont un fils, Justus. Ces trois-là se trouvent plutôt bien malgré le chômage et les fins de mois difficiles, et arrivent même à satisfaire à la passion de John pour les poissons exotiques. Au milieu du petit appartement trône un magnifique aquarium qui fait la fierté des deux hommes. Seulement voilà, il en va de la guigne comme des papiers de bonbon : quand elle vous colle aux bottes, elle ne vous lâche pas de sitôt. Petit-John, comme on l'appelle, est retrouvé mort dans la neige, assassiné et torturé. La brigade d'Ann Lindell est mise sur le coup et, pendant le congé maternité de cette dernière, c'est Ola Haver qui pilote l'équipe. Pourquoi donc John est-il mort ?

Bon, autant vous le dire tout de suite : je n'ai pas réussi à le finir, ce livre. Je me suis accrochée, pourtant ! Au bout de 195 pages (le livre en compte en gros 400 et des poussières), on tournait en rond comme dans un aquarium de poche pour poisson rouge neurasthénique. Je n'en savais toujours pas plus que la base sur le mort, soit "il aurait pu mal finir mais il valait mieux que ça". Quant à la brigade, pas passionnante. Elle est composée d'un ensemble disparate de personnages trop superficiellement brossés pour être attachants. Et en même temps on s'attarde sur chacun suffisamment pour plomber le rythme du récit qui n'est déjà pas des plus trépidants. Autant chez Fred Vargas on peut se permettre de s'attacher au fil des histoires à son groupe incongru de flics "à l'ouest", autant là on s'enquiquine au fur et à mesure que l'un ou l'autre occupe le devant de la scène. Fastidieux, ennuyeux, voilà pourquoi le bouquin m'est tombé des mains. Honnêtement, pas un bon polar. Je n'y reviendrai pas pour ma part. Ce n'est pas mauvais, juste sans intérêt.

Marion Godefroid-Richert

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