Deus in machina

John SCALZI

L'Atalante, 2011



Ean Tephe est le capitaine du Vertueux. Ce vaisseau, comme tous ceux de la flotte de l'évêché, a un dieu pour moteur de propulsion. Mais ce "moteur" n'est pas à croire, contrairement à la foi aveugle qu'il faut avoir envers le Seigneur. Ean Tephe est un croyant, et l'évêché l'envoie mater une rébellion de dieux rebelles sous la surveillance d'un évêque. C'est en menant à bien cette mission qu'il découvrira la vérité sur son Seigneur.

Court roman de John Scalzi, Deus In Machina n'en reste pas moins original et frappe là où ça fait mal. Si les premiers mots nous font penser à de la fantasy, la suite nous emmène directement à la science-fiction. Des dieux rebelles puisent dans leur énergie pour amener les vaisseaux d'un point à un autre. Encore faut-il bien le demander... En effet, la force d'un dieu se mesure à la foi de ses fidèles.

John Scalzi à mis en place un univers déroutant où la religion dirige l'univers. Religion contrôlée d'une main de fer par l'évêché. Ean Tephe est un personnage très intéressant. Sûr de sa foi, de sa mission, et profondément humain, il reste attaché à son équipage, croit en son Seigneur, mais se méfie, voire se défie de l'évêché. L'autre personnage intéressant est le corbeau. Lui et son équipe vont réconforter l'équipage, l'évêque, pour que le corps et l'âme ne fassent qu'un.

Surprenante et très intéressante réflexion sur la foi et le pouvoir, John Scalzi bâtit un univers martial, où l'élément féminin n'est pas présent. Les 140 pages sont courtes mais elles se suffisent. Le style de l'écrivain est assez riche pour qu'il arrive à  décrire un univers en peu de mots. Si les précédentes parutions de l'auteur avaient de l'humour, ce livre adopte l'humour noir. Un changement de registre radical !

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