Imprésario du troisième type

John SCALZI

L'Atalante, 2011



Joshua est en mission. Il doit réussir à se faire accepter à Hollywood. Si cela marche, son peuple pourra se faire accepter dans le monde entier sans souci. Pour cela, il bénéficie de l'aide de Tom Stein, un agent d'artiste plein de talent et d'ambition qui travaille dans le meilleur cabinet de Los Angeles.

Juste un petit détail, Joshua est un Yherajks. Et les Yhétrucs, me direz-vous ? Ce sont des extra-terrestres pacifiques qui ont comme seuls défauts de ressembler a des blobs et de sentir plus mauvais qu'un putois atteint d'un cancer des glandes sudoripares.

Il n'est clairement pas évident pour Tom de trouver l'angle qui permettra de faire accepter son compagnon du moment, surtout qu'il a déjà dans son catalogue une belle brochette de cas pas piqués des vers qu'il va falloir gérer en même temps.

Heureusement que le chien est le meilleur ami de l'homme et des Yherajks !

Pas facile de faire une histoire sur un sujet aussi bancal sans tomber dans les clichés et les références a gogo. John Scalzi s'en sort plus qu'honorablement en évitant la majorité des pièges du genre. C'est plus l'histoire de Tom et des difficultés de son métier d'agent junior que l'aventure de l'arrivée sur terre d'un peuple extra-terrestre. Bien sûr, ce sont des clients un peu spéciaux qui lui tombent dessus, mais il gère au mieux en essayant d'assimiler et d'utiliser les découvertes qu'il fait chaque jour concernant ce drôle de peuple.

Du coup, on lit avec plaisir deux histoires qui se croisent et se complètent alors qu'elles n'auraient eu que peu d'intérêt chacune de leur côté. Il risque tout de même d'y avoir quelques déçus. Je pense à ceux qui s'attendront à découvrir une belle grosse histoire d'aliens avec des lasers et des vaisseaux pleins de lumières qui font quatre notes de musique. C'est plus un ton, un style d'écriture agréable et une façon de raconter les choses comme si c'était normal qui transparaît ici.

Pas de révolution littéraire ni de découverte extraordinaire, mais un livre plus qu'honnête dans la production souvent plus importante en volume qu'en qualité qui envahit les tables de nos librairies depuis un petit moment.

Roland Drover

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