L'option Excalibur

David WEBER

L'Atalante, 2011
384 pages, 20 euros



Contrairement à Temps de Livres, j'ai trouvé la première partie du bouquin assez peu intéressante. Le sujet des "primitifs" confrontés à une technologie qui les dépasse a été traité moultes fois dans la littérature et je n'ai pas trouvé que David Weber apportait quelque chose de neuf à l'exercice. Au contraire, j'ai plusieurs fois soupiré aux comportements outrés de Sir George Wincaster et de ses compagnons. On est parfois à la limite de la caricature du chevalier. L'autre regret que j'ai éprouvé est de ne pas avoir eu d'autres points de vue que celui du noble. Qu'en est-il des sentiments et comportements des "petites gens", surtout ceux qui ne font pas partie des combattants ?

La partie vraiment intéressante se situe en aval, lorsque les humains reprennent le contrôle de leur destinée et je rejoins là mon camarade de chronique. Le sujet est bouclé en une centaine de pages là où il en aurait fallu 400 pour voir l'appropriation de la technologie, les manoeuvres politiques au sein de la Guilde ...

Un dernier point négatif, la traduction souffre de quelques défauts, je n'ai pas eu l'occasion de lire la VO mais quand je vois des locutions comme : "au jour d'aujourd'hui", j'ai des envies de violence. De la même façon, quand on m'annonce que la cadence de tir d'une arbalète est supérieure à celle d'un arc, j'en mords mon gorgerin.

Ce n'est pas désagréable à lire mais je pense que ce bouquin aurait pu être largement meilleur au vu du reste de la production de l'auteur que j'apprécie énormément par ailleurs.

Benoit Furet

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