La Chair de l'araignée

Marie CAILLOU, HUBERT

Glénat, 2010
Coll. 1000 Feuilles



Je n'ajouterai pas grand-chose à ce qu'a écrit Marc, notre ressenti étant globalement identique. J'ai beaucoup aimé la poésie qui se dégage de cet album, tant au niveau du scénario que de sa mise en images. J'ai trouvé très habile cette approche du problème de l'anorexie, abordé avec beaucoup d'humanité, sans porter de jugement. L'idée de présenter les aspects masculin et féminin de cette souffrance est aussi excellente. Tout n'est sans doute pas dit sur le sujet, mais cela a au moins le mérite de démontrer la pluralité, et donc la complexité de ce mal.

Un seul point noir, histoire de chicaner. Comment peut-on, quand on dessine aussi bien, avec autant de sensibilité et de finesse, affubler ses personnages d'un pif pareil ? Je comprends la notion de parti pris graphique : les gros doigts boudinés de Tardi en sont l'exemple le plus parlant qui me vienne à l'esprit. Je comprends qu'on souhaite imposer sa marque, créer un style. Mais là, j'ai eu l'impression de lire les aventures de Michael Jackson après son opération de la dernière chance. Et ça, franchement, c'est flippant.

Louis Hervé

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