1985

Luc BRUNSCHWIG, Olivier MARTIN

Bamboo, 2013
Lloyd Singer, T. 8



La fin du psychodrame familial qui nous avait laissés, à la fin du tome 7 (premier du cycle 3) face à Esther, la soeur anorexique, qui a bien du mal à régler son histoire de famille. La psychothérapeute, Hannah Horowitz, est la seule à pouvoir démêler l'histoire.

On n'est plus ici dans le polar mais dans la problématique familiale faite de toutes ses dimensions psy. Le lecteur côtoie les personnages de près et découvre l'histoire de la famille Singer à coups de retours dans le passé. Intéressante, cette ambiance autour de l'épicerie familiale mais aussi le meurtre d'une de ses employée, Anya, qui met un peu de sel dans l'histoire. Le scénario m'a semblé parfois un poil complexe.

On referme ce dernier tome avec la triste impression que l'on ne verra plus Lloyd Singer (Makabi, si vous avez lu son histoire) et que c'est bien triste tant on a pu se régaler avec ce personnage original.

Marc Suquet


  

Psychothérapie

Luc BRUNSCHWIG, Olivier MARTIN

Bamboo, 2012
Lloyd Singer, cycle 3, T. 1



Revoici Lloyd Singer, alias Makabi, son double secret. Lloyd est en proie à des tourments plus familiaux que dans les précédents albums. Ceux de sa soeur anorexique, Esther. Les trois frères et soeurs entreprennent donc une psychothérapie avec l'aide d'Annah Horowitz, afin de sauver Esther.

Ne pas s'attendre ici à du polar plein de suspens et de poursuites. Comme annoncé par le titre, c'est plutôt psy, ce nouvel album. Mais on ne s'y embête pas une minute, puisque le lecteur rentre dans les mécanismes profonds de la famille Singer à coups de flash-back. Brunschwig et Martin y décortiquent l'enfance de Lloyd, le rôle donné à sa soeur Esther, qui prend les tâches ménagères de la mère obligée de travailler à 68 ans. Et puis apparaît régulièrement un vieil homme, meurtrier du premier amour de Lloyd.

L'ensemble est très sensible, personnel. Durs, les dessins d'Esther dont on pourrait aisément entourer les bras avec les doigts d'une même main. Et puis, le foulard porté pour cacher ces cheveux qui tombent... L'album est d'autant plus touchant que Luc Brunschwig avoue, dans l'intro, les doutes et l'angoisse qui l'animent durant l'écriture : une vraie "tempête crânienne". Cher Luc, même si, j'en suis sûr, c'est un dur moment à passer, on ne peut, comme lecteur, que vous souhaiter un autre tsunami cérébral, plus doux tout de même, tant j'ai trouvé ce nouvel album de Lloyd Singer profond et prenant. Alors ne vous posez plus de questions, continuez... Nous, on attend la suite !

Marc Suquet


Il est en effet évident à la lecture de ce tome que l'on est (enfin) sorti de l'histoire classique du "loser" devenu super-héros par les hasards de la foudre ou autre cataclysme naturel. Non, là, on est dans la vraie vie, celle qui déchire, ravage, détruit mais souvent pour mieux créer. Alors comme le dit Marc, continuez, M. Brunschwig, à aimer autant vos personnages car nous aussi on les aime maintenant...

Annecat

partager sur facebook :