Les Faux Visages

David B., Hervé TANQUERELLE

Futuropolis, 2012



Leur truc, c'est de se déguiser : l'idée leur vient d'une bande du Moyen Age, les Faux Visages, dont les membres portaient des masques pour faire leurs coups. La police leur trouvera donc un nom, le "gang des postiches". L'album retrace leur histoire, celle d'un gang de durs : Simon Adjaj, un gars de Belleville comme Robert Kuszner ; Régis Mélingue, un ancien de l'armée barré mysticisme ; Lesage, celui qui a les contacts avec le milieu ; Jean Gaouti, le vrai monte-en-l'air indépendant ; Bernard Levert, qui sait se servir de ses armes ; Rouve et Tchou.

Le gang des postiches, c'est du vrai : des gangsters d'une sacrée audace qui pendant sept années, s'attaquèrent à vingt-sept banques, mille trois cents coffres forts, et piquèrent l'équivalent de trente et un millions d'euros. On trouvera ici le "recasage" sage d'un des membres du groupe en disquaire à la Mouffe.

L'album est plutôt bon : d'abord des persos qui ont chacun une histoire et qui vont s'en créer une commune, celle des postiches. Un gang que les policiers auront bien du mal à stopper et dont l'arrestation révèlera les problèmes internes au 36 quai des Orfèvres, ainsi que le film éponyme. L'album revient sur les différents casses de la bande, les erreurs de la police qui leur tend un piège alors que les gangsters se bronzent sur une plage de Thaïlande, ou encore leur dernier casse, le 9 février 1985 rue du Docteur Blanche.

Les dessins de Tanquerelle au fond dominant bleu, sont réussis : j'aime les visages, les expressions des gangsters dans l'attente, la peur. Bref, un bon album !

Marc Suquet

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