Thérèse Dragon, récit de campagnes napoléoniennes

Damien MARIE, Karl T.

Vents d'Ouest, 2014



Il n'y en a pas trente-six, des femmes, dans l'armée de l'an XII. Thérèse Dragon est la seule, celle qui par son courage a forcé l'acceptation et le respect des hommes. Elle deviendra la seule femme des dragons napoléoniens.

Le personnage a existé mais il est plus connu sous le nom de Madame Sans-Gêne. Pourtant, une pièce de théâtre de Victorien Sardou, attribue ce surnom à une autre, Catherine Hubscher, et ce pour des raisons théâtrales.

L'album est très... romantique. La seule femme des dragons sait manier, bien sûr, la douceur comme le sabre. Mais sans jamais oublier Clément, son ami d'enfance, qu'elle recherche sur les champs de bataille. Sans oublier de se battre contre le Minotaure, qui lui apparaît dans chacun de ses rêves.

Bien sûr, ce n'est pas le scénario un peu cousu de fil blanc qui est la qualité de cet album. C'est plutôt le dessin de Karl T. qui reproduit bien la noirceur des champs de bataille, comme la dureté de certains visages. Ca n'est tout de même pas une révolution pictographique et l'album reste finalement sans grand caractère. Dommage !

Marc Suquet


  

Cendres

MARIE, Karl T.

Vents d'Ouest, 2012
La Poussière des anges, T. 2



On avait découvert les personnages, Anne et Anthon, dans la série de La Cuisine du diable. Dans ce deuxième tome de La Poussière des anges, le lecteur est à nouveau plongé dans le monde du jeu, mais à son début : L.A. compte encore plus de chevaux que d'habitants ! Et pourtant, Bugsy Siegel tentera de construire un casino dans ce désert. Anne se réveille d'un coma de huit années et reproche à Anthon de se livrer au trafic d'héroïne.

Toujours le dessin de Karl T. On est plongé dans l'ambiance US années 50 : les grosses bagnoles, les maisons de proprios pleins aux as à la Gatsby ou encore le béret hôtesse de l'air et les lunettes de soleil sur les yeux des femmes (voir le portrait p. 38, très époque). La première scène est prometteuse, en plein milieu du désert, Bugsy imagine son futur casino, dont l'intérêt principal est d'être à une heure d'avion de Beverly Hills.

En lisant l'album, je reste un peu sur ma faim : une impression de survoler un peu le sujet qui pourtant porte en lui toutes les ficelles d'une bonne histoire. Dommage.

Marc Suquet


  

Blanche Neige

MARIE, Karl T.

Vents d'Ouest, 2011
La Poussière des anges, T. 1



1937, New York. Anton est l'étoile montante de la mafia. Le business du jeu est l'affaire du moment et les gangs se battent pour une place au soleil. Amoureux d'Anne, Anton ne cesse de protéger celle que la vie n'a pas épargnée. Mais lorsque Anne est enlevée par des concurrents en affaires, la fureur d'Anton se déclenche.

Cet album est la suite de La Cuisine des anges. On peut le lire sans connaitre la tétralogie précédente, mais bien sûr il manquera quelques bases au lecteur.

Des détail historiques intéressants : en 1933, Roosevelt abroge la prohibition, bloquant les formidables rentrées d'argent des familles mafieuses et provoquant un déplacement des activités vers les jeux. Des personnages intéressants comme celui de Mme Queen, qui règne sur Harlem. Mais aussi Anton qui, dans sa montée professionnelle, n'oublie pas son amour d'enfance.

C'est surtout le dessin de Karl T. qui m'a plu : subtil, plein de détails et représentant parfaitement les sentiments des personnages. Les couleurs de Cyril Saint-Blancat donnent une teinte rétro qui convient bien à cette histoire.

Plutôt du bon, donc.

Marc Suquet

partager sur facebook :