La Mémoire des ruines

Patrick COTHIAS, Christelle GALLAND, Patrice ORDAS

Bamboo, 2016
Moses Rose, T. 2



La présence de Moses Rose à Alamo fait encore débat. L'homme doit son nom à son âge : lors de son émigration aux Etats-Unis, ses 51 ans poussent les autres colons à le surnommer Moses (Moïse). Le 5 mars 1936, Moses est le seul à ne pas franchir une ligne tracée sur le sol par son commandant, montrant qu'il n'est pas prêt à mourir pour Alamo. Dans ce tome 2, Moses veut prouver qu'il n'est pas un déserteur et se lance, avec son compagnon, le shérif Millsapps, à la recherche d'un héritage laissé par les soldats du fort.

Le scénario est complexe, bien complexe. Le rythme de l'album, soutenu grâce aux multiples scènes d'action, ne compense pas ce poids lourd. Le dessin me semble assez simple, trop en tout cas pour qu'il soit attachant. Quant aux couleurs, elles manquent de caractère.

Marc Suquet


  

La Tête abîmée

Patrick COTHIAS, Christelle GALLAND, Patrice ORDAS

Bamboo, 2011
coll. Grand Angle, Le Fils de l'officier, Cycle 1, T. 1



Sidoine est abandonné en Cochinchine, par son père, maréchal des logis de la coloniale. En France, il est accueilli, comme sa mère, par un homme qui devient son Papa Divéres. Après le suicide de ce dernier, Sidoine est obligé de travailler à la ferme pour assurer son couvert.

On aurait du l'appeler Misère, cet album, tant elle suinte à toutes les pages. Ça frise le caricatural : le pôv' gamin abandonné, sans le sou, par son père, méchant soldat des colonies, par son tuteur qui se pend ? ce qui l'enverra passer quelques années dans une colonie pénitentiaire ? lui qu'a pas un sou-sou et qui dort dans les étables, et le tout en Bretagne. Misère qu'on chante devant ce genre de destin ! Et puis, gling gling, on ajoute deux accords de guitare pour rester dans le ton. Détail amusant : il s'appelle Sidoine, parce que sa maman s'appelle Sidonie... Eh oui !

On a connu Cothias plus inspiré : des Sept vies de l'épervier aux Eaux de Mortelune en passant par Masquerouge.

Dommage, le dessin de Christelle Galland, lui, est plutôt bon.

Marc Suquet

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