A bout de course

Richard STARK

Rivages, 2013
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie-Caroline Aubert



C'est la zone pour Parker. En pleine préparation d'un casse, il a quelques pépins à répétition : un de ses gars porte un micro secrètement, son associé flirte, et même un peu plus, avec la femme du banquier qui doit être braqué et un chasseur de primes débarque au pire moment. Pas facile, dans ces conditions, de profiter du déménagement d'une banque pour lui piquer ses biftons !

Dans la série des Parker, voici le septième. Du bon, toujours du bon, mais pas de fioritures : c'est efficace, rapide. Les cent dernières pages déboulent à fond les gamelles. Mais inutile de chercher une étude psychologique des personnages : on privilégie ici l'action. Les braqueurs, les vrais, s'empêtrent dans leur coup avec des amateurs : la femme du banquier qui veut s'en venger, l'amant de la femme du banquier, le docteur Madchen qui aimerait bien rafler sa part et Wendy qui veut sauver son frère... Des bras cassés de première qui mettent des bâtons dans les roues de Parker.

Classique, pêchu, sans prise de tête. Un bon moment, mais plutôt détente.

Marc Suquet


  

Parker - Le Chasseur

Tonino BENACQUISTA, Darwyn COOKE, Richard STARK

Dargaud, 2010



New York, 1962 : Parker est un truand qui, sorti de prison, vient se venger de ses ex, partenaires comme copine. Les deux l'ont en effet trahi dans une affaire qui l'a amené derrière les barreaux.

Le perso de Parker a été créé par Richard Stark (alias Donald Westlake) en 1962 et une série a suivi. Plusieurs romans ont été adaptés au cinéma avec Lee Marvin en 1967 ou Mel Gibson en 1999.

Parker, c'est le genre de gars à qui on ne la fait pas : froid, sûr de lui, violent. Le mec qui vide une bouteille de whisky dans sa chambre d'hôtel et la balance par la fenêtre sur le mur d'en face ! Bref, le type qu'on fuit, surtout quand on lui a fait une crasse. Alors, quand il sort de prison, l'est visiblement un peu énervé, le gars, contre ceux qui l'ont trahi. Et gare à ceux qui se dressent sur sa route ! Parker n'hésite pas à les éliminer à mains nues, au couteau ou avec un flingue, mais toujours avec violence, calme et froideur.

J'ai bien aimé ce polar noir édité par Dargaud. C'est du vrai noir, avec des persos très style : depuis Lynn, la gonzesse un peu blonde, un peu coureuse qui tremble devant son mec, jusqu'à Mal Resnik, le dégonflé qui fait capoter les transactions.

Le bouquin a du rythme dans ses scènes d'action, mais sait aussi le ralentir dans ses parties narratives. Coté dessin, tout est en bleu/vert et noir, version années 60. Parfaitement adapté au style du bouquin.

Du bon noir, quoi ! A lire Le Chasseur, on se voit déjà dans un bon polar noir et blanc des années 60. Paraît que d'autres tomes seraient sur le feu. Bonne nouvelle !

Marc Suquet

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