Back to perdition, T. 2

Damien MARIE, VANDERS

Vents d'Ouest, 2011
Back to perdition, T. 2



L'enfer continue pour Angie : quand elle reprend connaissance, c'est pour s'apercevoir que Bruce, enfermé dans sa folle jalousie, a décidé de son avortement. Prise au piège elle réussit quand même à s'enfuir et se met à la recherche de Mayaw, sans savoir qu'il est mort. Dans le même temps son père sans nouvelles engage deux mercenaires et les lance à sa poursuite.

Je ne révèlerais rien en vous disant que tout cela finira mal ! C'est noir, très noir. Aucun des personnages ne semble plus habité par une parcelle d'humanité. Tout ça sur fond de déluge qui noit tout, y compris l'espoir. Le dessin rend toute l'histoire écrasante, on colle littéralement tant l'atmosphère rendue est soit humide à l'extrême, soit brûlante.

Bon diptyque très convaincant.

Annecat


Retour à la ferme d'élevage de crocodiles où c'est toujours l'angoisse parce que le wet, la saison des pluies, ne s'arrête pas et que le niveau des bassins monte. Angie, après son viol, s'est enfuie avec Bruce, qui tente de la faire avorter contre la volonté de la future mère.

C'est noir, très noir. L'avortement non consenti d'Angie qui se réveille, l'avorteuse en train de travailler entre ses jambes. Mais aussi son désespoir lorsqu'elle trouve Mayaw, l'aborigène qu'elle aime, assassiné. C'est pas des tendres, ces gars-là. Et ça l'est encore moins quand on passe au travail des chasseurs de primes engagés par le père pour retrouver sa fille, Angie : les coups de couteau volent bas !

Et pourtant, comme pour le premier album, j'ai bien aimé ce deuxième tome pour son caractère, sa dureté mais aussi la philosophie des aborigènes qui donne une teinte partiellement plus douce à cet album. Côté final, ne vous attendez pas à un happy end à l'eau de rose !

Marc Suquet


  

Back to perdition

MARIE, VANDERS

Vents d'Ouest, 2010



En Australie, la jeune Angie vit dans une ferme de crocodiles. Secrètement, mais secrètement seulement, elle est amoureuse de Mayaw, un jeune aborigène.

On peut pas vraiment dire que le sujet soit original : on le trouve évoqué dans une pièce célèbre qui retrace la vie impossible, à Vérone, de deux amants originaires de familles rivales, et le tout date de 1590... Bon, ca vous dit probablement quelque chose !

Mais l'original, ici, est d'avoir transplanté la fameuse histoire de Roméo et Juliette en Australie et dans une ferme d'élevage de crocodiles. L'atmosphère y est lourde : de Connors, le père d'Angie, à son employé, Bruce, on ne porte pas franchement les "abos" dans son coeur ! Car ces gens-là savent distinguer les plantes des mauvaises herbes... Cool, non ? Un épisode de wet (la saison des pluies, quoi, mais c'est mieux de vraiment traduire les astérisques indiquées dans les cases) plombe carrément l'ambiance. Il pleut, il pleut.

Le dessin est à dominante noire, comme le climat qui règne sur l'album. La pluie semble omniprésente. La découpe des cases améliore le rythme des scènes, comme les pages 52 et 53 et la violence qui s'en dégage.

J'ai aimé cet album pour sa dureté, sa violence et l'atmosphère qui s'en dégage. Bien vu, les gars !

Marc Suquet

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