L'Ogre, le zazou, la résistante

Jack MANINI

Glénat, 2011
Catacombes, T. 2



Après la disparition de son père dans les catacombes en juin 1940, Jeanne Chiavarino reprend ses recherches. Sa couverture : script girl au Continental, une société de cinéma sous direction nazie.

J'ai bien aimé le dessin délicieusement ringard de l'album mais qui colle parfaitement à l'époque : Paris durant l'Occupation. On y trouve également des plans de dessins que j'ai connus autrefois dans Spirou, comme ceux des pages 16 (en bas) et 19. On trouve même une curiosité de l'époque : les zazous, un courant de jeunes reconnaissables à leurs vêtements et leur amour du jazz. Le terme Zazou vient d'ailleurs de Zaz Zuh Zaz de Cab Calloway.

Le décor est également intéressant : les catacombes, assez rarement exploitées en BD. Et une ambiance un brin fantastique avec le monstre qui rôde sous terre et bouffe tout cru les baigneurs imprudents.

C'est bien, et vivement de pouvoir lire la fin dans le tome 3 !

Marc Suquet


Bonne suite du tome 1 dans lequel les pièges de "Paris sous l'Occupation" sont évités. Le suspens est maintenu et même entretenu puisque la fin du tome 2 nous propulse vingt ans plus tard. Que s'est-il passé dans ces catacombes ? Où Jeanne a-t-elle disparu et comment son fils s'est-il retrouvé à l'orphelinat ? Qui est ce diable vert et pourquoi poursuit-il la famille de Jeanne ?
Comme dit mon petit camarade Marc : "C'est bien, et vivement de pouvoir lire la fin dans le tome 3."

Annecat


  

Le diable vert

Michel CHEVEREAU, Jack MANINI

Glénat, 2010
Catacombes Tome 1
55 pages. 13 euros



13 juin 1940, le père de Jeanne Chiavarino ne rentre pas des catacombes. Jeanne s'enfonce dans les souterrains à sa recherche ainsi qu'à celle de son coéquipier Simon. Elle y rencontre le diable vert, un monstre vivant dans les catacombes.

L'originalité de l'album tient dans son décor : les catacombes. Un monde peu connu et plein de créatures fantastiques comme ce diable vert. La BD est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur ce monde inconnu et notamment sur les fontis, ces éboulements qui se produisent de bas en haut et qui peuvent entrainer l'écroulement de quartiers entiers ! Mais aussi ces tombes qui parsèment les couloirs, abritant des hommes perdus dans les entrailles de Paris. Surface et profondeur sont toujours mis en parallèle avec les nazis d'un côté et le diable vert de l'autre. Les catacombes ont également abrité le QG de Rol Tanguy, un des chefs de la résistance.

Le scénario est assez prenant, maintenant des questions sans réponse : qui est le diable vert contre lequel il ne faut jamais se promener seul dans les catacombes, à qui appartient ce crâne chevelu que Jeanne a trouvé en train de bouillir dans une casserole ?
Le dessin est agréable.

Catacombes est aussi l'occasion de se rappeler du personnage d'Henri Jeanson, écrivain, journaliste et dialoguiste de films dont Pépé le moko et Hôtel du nord. Une sacrée personnalité qui ne mâche pas ses mots.
On se laisse prendre par l'atmosphère de cette nouvelle série et notamment par l'originalité des lieux visités. Catacombes est une trilogie, dont l'histoire s'achèvera en mai 68.

Marc Suquet

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