L'Enfant prodige

Thierry LABROSSE

Vents d'Ouest, 2015
Ab irato, T 3



Décidément, à Montréal en 2111, ça bouge : les affrontements entre rebelles et forces de l'ordre sont fréquents. Le vaccin inventé par la société Jouvex pour empêcher le vieillissement ne s'avère pas si bénéfique que veut bien le dire la société.

Une fin dans ce troisième tome qui donne du corps au scénario : les deux premiers tomes étaient sympas mais manquaient un peu de fond, privilégiant l'action. Ici, l'intrigue se développe avec la révélation du rôle trouble joué par Norton, le patron de Jouvex, dans le passé comme le présent.

Le dessin est agréable avec une coloration plutôt mate.

Plutôt pas mal, ce tome 3. Avec une vraie colère exprimée par la mystérieuse jeune femme aux pouvoirs étranges.

P.S. : j'avais raison dans la chronique du tome 1 : Riel et Nevé, c'est bisous-bisous !

Marc Suquet


Les tomes 1 et 2 d'Ab Irato m'avaient laissé une très bonne impression : histoire rythmée, haletante, et surtout graphisme impressionnant.

Je viens de finir le troisième et dernier tome intitulé L'Enfant prodige. Nous avions laissé les héros dans des postures plus que problématiques : Riel "noyé", Nève prisonnière des rebelles , Gana cernée de tous côtés par les molosses de Jouvence et enfin quelques éléments de la police eux aussi otages des rebelles extrémistes. Je ne vais pas bien sûr vous raconter comment ils vont s'en sortir ni même s'ils vont s'en sortir (encore que l'on s'en doute un peu)... Non, je vais simplement vous faire part de ma légère déception quant à l'intrigue. Elle se "débobine" trop vite, ou peut être trop simplement, je ne sais pas, mais il manque un petit quelque chose pour éviter l'aspect convenu, bien que le choix du sujet de l'intrigue mérite toute notre attention ! Que va devenir ce monde ou l'argent supplante l'Homme ?

Pour autant, j'ai eu beaucoup de plaisir à la lecture de ce tome grâce, comme pour les deux autres, aux superbes dessins de Thierry Labrosse. La mise en scène est assez impressionnante, les scènes d'action parfaitement filmées... euh... pardon, dessinées et les couleurs renforcent cette ambiance glaciale de "petits poissons" piégés et luttant pour "s'appartenir".

Au-delà de la BD, continuons nous aussi, comme Gana, à être AB IRATO !

Annecat


  

Ab irato

Thierry LABROSSE

Vents d'Ouest, 2010
Tome 1 : Riel



2111, Riel Beauregard débarque à Montréal, chassé par l'inondation des terres de sa région. Sans argent, il se loge dans un hôtel minable où il fait la connaissance de la jolie Nève, à la recherche de travail depuis plus de 15 jours. Ensemble, ils vivent les émeutes des rebelles dans la ville.

Ab irato, pour ceux qui n'auraient pas eu la chance exceptionnelle de copiner avec Cicéron sur les bancs du lycée, signifie sous l'effet de la colère (mais bon, pas d'angoisse, les citations latines de cette nouvelle bd s'arrêtent là). Et colère, c'est bien le sentiment qui dévore cette femme qui "explose" une bonne douzaine de soldats dans le métro. Mais qui est elle et qui est le mystérieux Mr Norton, PDG de Jouvex, l'entreprise qui propose des traitements poussant l'espérance de vie du commun des mortels jusqu'à 200 ans ?

J'ai bien aimé le premier tome de cette série SF à l'ambiance post-apocalyptique. Ça remue à Montréal : entre les émeutes dans les quartiers de la ville et la mystérieuse femme qui flingue du bidasse dans le métro, le récit ne traîne pas. L'atmosphère aussi, d'une ville aux multiples facettes, depuis ses quartiers chauds jusqu'aux bureaux sophistiqués de la société Jouvex.

Les persos sont plutôt sympas : Riel, un gars plutôt cool et sa bientôt copine Nève (là, je serais surpris si le tome 2 n'allait pas dans ce sens idyllique et charmant !), voilà un couple dont on a envie de connaître l'histoire.

Un bon début pour cette série de SF au goût de Blade Runner.

Marc Suquet

partager sur facebook :