Métro 2033

Dmitry GLUKHOVSKY

L'Atalante, 2010
coll. La Dentelle du cygne



Après une guerre nucléaire, quelques survivants se sont réfugiés dans les tunnels du métro de Moscou et ont reconstitué des micro-sociétés centrées autour des anciennes stations. L'extérieur est quasi inaccessible et mortellement dangereux, l'univers est réduit à la pénombre des tunnels où rodent des dangers pas toujours très bien identifiés : mythes et légendes sont alimentés par les mutants et les rats sans compter l'imagination slave et les bribes du monde d'avant qui continuent à nourrir l'imagination.
Le récit se concentre sur Artyom, un jeune homme rescapé de la l'invasion d'une station par les rats, qui se voit investi d'une quête par un "stalker", un des rares hommes se risquant à la surface pour fournir le métro en denrées manufacturées.
Malgré l'environnement on ne peut plus post-apocalyptique, le récit a une structure de fantasy et aucun lecteur ne sera étonné de savoir qu'il a été décliné en jeu vidéo (sûrement un genre de FPS, pour les initiés).
Bref, c'est long (plus de 600 pages), pas très bien écrit, assez convenu pour ce qui est de l'intrigue. Le mélange mysticisme/mutants/idéologies dépassées est assez pénible et ce n'est sûrement pas ce que la Russie a produit de meilleur dans le genre.
A éviter, sauf pour les amateurs du jeu vidéo ou les amoureux des mutations bizarres.

Benoit Furet

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