Steamboy, Tome 2

Katsuhiro OTOMO

Glénat, 2009
223 pages. 19 euros



Dans ce 2ème tome qui est la conclusion de l'histoire, Ray Steam essaye d'entraver le projet fou de son père. La tour Steam s'élève et menace de s'écraser sur Londres. Ray et sa copine, Scarlett, vont tout faire pour éviter un tel désastre.

Les deux conceptions de la science sont toujours présentes dans ce tome 2 et c'est donc une réflexion sur son utilisation que suggère ce tome (voir le dialogue entre le père et le grand père, p.140-142). Question intéressante bien sûr, un avion, pur produit de la recherche scientifique, servant aussi bien au transport de passagers qu'à la destruction de tours jumelles. La science n'apparaît pas en elle même mauvaise, mais c'est son utilisation qui conditionne le coté de la force, obscur ou clair, vers lequel elle va pencher. Ces deux tendances sont respectivement symbolisées dans Steamboy par le père et le grand père de Ray.

Les personnages sont intéressants : le père a un coté savant fou qui ne souhaite qu'une chose c'est devenir le maître du monde ! ou au moins de Londres. Il manque à la case de la page 108 en bas, le son du film, mais on imagine parfaitement le rire d'un vrai dingue illuminé !

Le rythme est élevé : les diverses tentatives de sauvetage imposent un récit qui ne traîne pas. Mais parfois presque un peu trop : beaucoup de cases sont de simples arrêts sur image dont on comprend parfaitement la place dans un film d'animation, moins dans un album.

La dernière page s'ouvre sur un "car l'ère de la science vient à peine de s'ouvrir", qui laisse le lecteur en face de la question de fond : de quel côté de la force va-t-elle tomber ?

En conclusion et un peu comme le précédent tome : Steamboy T2 n'est pas désagréable mais il me semble manquer de finesse tant dans le scénario que dans le dessin. L'ensemble m'a donc paru un peu long.

Marc Suquet


  

Steamboy Tome 1

Katsuhiro OTOMO

Glénat, 2009
183 pages. 19 euros



En 1866 à Manchester, Ray Steam reçoit un colis qui contient une intriguante sphère noire ainsi que des plans. L'ensemble provient du grand père du jeune garçon. A peine le colis reçu, deux individus louches représentant une soi-disant fondation O'Hara, cherchent à récupérer par la force cet étrange objet. Ray Steam retrouvera son père, appartenant à la fondation O'Hara qui lui révélera la nature de la sphère apte à fournir une énergie fantastique.

Steamboy est sorti au cinéma en 2005. C'est le travail de Katsuhiro Otomo, auteur et dessinateur de mangas mais aussi scénariste et réalisateur de films d'animation.

Pour tout amateur du genre, Steamboy est une référence : de celles dont on parle avec l'émotion due à une grande oeuvre. Évidemment, pour moi qui affiche 54 ans au compteur et pour qui la lecture commençant par le coté droit plonge dans une profonde perplexité, Steamboy ne fait pas partie des bouquins de chevet. Pas grave, c'est toujours intéressant d'essayer. Mais, ca n'est donc qu'en "ignare" que j'en fais la chronique.

Le scénario est plutôt sympathique : une histoire avec de l'aventure : une course poursuite à travers l'Angleterre, sur des machines, des trains. Bref du rythme. Le mystère est également présent : à quoi sert cette sphère, qui est la fondation O'Hara et quel est son but ? Et puis, pourquoi un père et un grand père si opposés dans leur conduite ?

La science est présente tout au long de l'histoire : coté pile représentée par le grand père de Ray Stream avec une belle capacité à dompter de nouvelles énergie, mais aussi coté obscur de la force, avec un père dont les intentions ne semblent guère louables.

Le dessin est simple et sans détails. Les couleurs restent sombres.

Bref, un travail pas désagréable mais qui ne me transformera aucunement en disciple.

Marc Suquet


Angleterre, 1866. Ray Steam est un garçon doué. Fils et petit-fils de scientifiques géniaux qui se passionnent pour le développement de la technologie autour de la puissance générée par la vapeur, il se débrouille pour se perfectionner à son niveau sur entre autres une chaudière de fabrique tisserande. Les deux professeurs Steam sont quant à eux partis aux USA où une puissante firme finance leurs recherches. Un beau jour arrive un colis dans la petite maison confortable de Ray et de sa mère. Papy Steam a fait parvenir des plans et un mystérieux ballon-vapeur à son petit-fils avec la consigne de ne les laisser tomber à aucun prix dans les mains de la fondation O'Hara. Ray va alors engager une course-poursuite avec les sbires dela dite fondation, l'armée de sa très gracieuse majesté et son grand-père. Il se retrouvera finalement pris entre plusieurs feux, dont les moindres ne seront pas les deux conceptions de la science plus ou moins opposées de son père et de son grand-père.

Le film d'animation sorti en 2004 est un régal : Steamboy est visuellement un enchantement. Décors soignés, couleurs splendides, technique parfaite. Tout cela fait passer un scénario un peu faiblard et compense largement des actions un peu simplistes et des rebondissements téléphonés. Les deux albums qui sont sortis chez Glénat sont du "motion-capture", autrement dit c'est une compilation d'images tirées directement du film. A peu de choses près, ce sont exactement les mêmes dialogues que ceux du film. Alors quel est l'intérêt me direz-vous ? Et bien il n'y en a pas. Dommage ! Ca aurait valu le coup si Katsuhiro Otomo avait fait un manga avec les mêmes bases, un peu plus fouillé sur le plan scénaristique comme il sait si bien le faire. Tant pis, on voit bien que le service marketing a mis son nez dans un vaste inconnu pour lui. Les amateurs de BD, de manga, du film d'animation, personne n'y trouve son compte. Une tentative malheureuse à oublier (mais allez voir le film, il vaut le coup).

Marion Godefroid-Richert

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