La théorie du Chaos

Didier CONVARD, Jean-Christophe THIBERT

Glénat, 2009
Kaplan & Masson, Tome 1
55 pages. 12 euros



Albert Bernstein, scientifique hanté par sa participation à Hiroshima et à Nagasaki, est assassiné. D'autres membres du Comité de lutte contre la prolifération des armes atomiques qu'il avait fondé, sont également assassinés. Etienne Kaplan, des services secrets français va mener l'enquête en compagnie de Nathan Masson, jeune et brillant scientifique.

En lisant La théorie du chaos, il est impossible de ne pas penser à Black et Mortimer : non seulement dans le scénario mais aussi pour le couple d'enquêteurs. On est dans le classique, entremêlant scènes d'action rythmées et discussions dans des atmosphères feutrées souvent bien proches de celles des clubs anglais et bien sûr un verre de whisky et une cibiche scotchés dans la main. Mais attention, une secrétaire amoureuse, que l'on retrouve nue dans le paddock du patron, là on oublie la référence d'Edgar P. Jacob !

L'album s'appuie sur une référence historique exacte : celle du Comité d'urgence des scientifiques atomistes, fondé en 1946 par Einstein et Szilard, dans le but de faire prendre conscience à l'opinion du danger des armes atomiques.

Le scénario fait également rentrer en scène des personnages intéressants : Roger, le patron du restau au nez bourgeonnant et à la réflexion plein de bons sens, ou monsieur Sensei, qui arrête les poignards en plein vol les yeux bandés et contribuera efficacement à l'enquête.

Le dessin de J.C. Thibert est efficace, dépourvu de détails. Un vrai dessin d'album classique.

L'ensemble est direct, pêchu, bien boutiqué et sans prise de tête : voilà donc une histoire d'espionnage réussie qui maintient éveillé le lecteur de bout en bout. La série devrait comprendre plusieurs tomes, mais chacun illustrant une histoire complète.

On trouvera ici une présentation filmée de l'album.

Marc Suquet

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